Pagode carrée de Baisikou : histoire, architecture et visite du monument bouddhiste de Yinchuan
Elle n'attire ni les foules de Xi'an ni les circuits organisés de Pékin. Pourtant, au fond d'un vallon rocheux à la sortie du village de Baisikou, dans la région autonome Hui du Ningxia, la Pagode carrée de Baisikou tient bon depuis plus d'un millénaire. Sa silhouette trapue, ses parois de brique crème gravées de lotus et de figures bouddhistes, son plan au sol inhabituellement carré : chaque détail raconte une histoire de syncrétisme entre les traditions chinoises et les courants bouddhistes qui circulaient sur la Route de la Soie.
⭐ À retenir
- Localisation : village de Baisikou, district de Xixia, Yinchuan, région autonome Hui du Ningxia (nord-ouest de la Chine).
- Tradition : bouddhisme chinois (école Terre Pure, influences Chan), avec des traces de pratiques tantriques tibétaines.
- Période de construction : fondée sous la dynastie Tang (618-907), remaniée sous les Xia occidentaux (Xi Xia, 1038-1227) puis sous les Ming.
- Architecture : plan carré à plusieurs niveaux, brique grise, reliefs sculptés, niche à statue centrale.
- Classée monument protégé de niveau provincial par la République populaire de Chine.
Où se trouve la Pagode carrée de Baisikou
Baisikou est un petit village situé à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest du centre-ville de Yinchuan, capitale du Ningxia. Administrativement, le site appartient au district de Xixia (西夏区), le même secteur qui abrite les célèbres tombeaux de la dynastie Xi Xia. L'adresse de référence couramment utilisée est : Baisikou Village, District de Xixia, Yinchuan, Ningxia Hui Autonomous Region, Chine.
Le site s'inscrit dans un canyon étroit bordé de falaises de lœss rouge-orangé, ce qui lui confère une acoustique particulière et une lumière changeante selon l'heure de la journée. On accède à la pagode par une route goudronnée depuis Yinchuan, praticable en voiture, en taxi ou par les lignes de bus locales reliant le centre-ville aux sites archéologiques du district de Xixia. Compter environ 40 minutes de trajet depuis la gare ferroviaire de Yinchuan. Les visiteurs arrivant en train à Yinchuan Sud (gare TGV) peuvent rejoindre le district de Xixia en une trentaine de minutes en taxi, puis prendre la direction du village de Baisikou par la route provinciale G109. Aucune navette touristique directe n'est recensée à ce jour : le taxi reste l'option la plus commode pour un aller-retour dans la journée.

Histoire : mille ans de bouddhisme sur la Route de la Soie
La fondation de la Pagode carrée de Baisikou remonte à la période Tang, entre le VIIe et le IXe siècle. À cette époque, le corridor du Hexi et le plateau du Ningxia constituent un axe majeur de diffusion du bouddhisme vers la Chine centrale, depuis l'Asie centrale et les oasis de la Route de la Soie. Des monastères se multiplient dans les grottes de grès et les vallées du Helanshan, la chaîne montagneuse qui longe l'ouest du Ningxia.
Le monument connaît ses transformations les plus significatives sous la dynastie des Xia occidentaux (Xi Xia, 1038-1227), un empire tangout dont la culture mêle influences tibétaines, chinoises et propres à ce peuple. Les souverains Xi Xia sont de fervents bouddhistes : ils font traduire des textes canoniques en écriture tangout, commandent des thangkas et financent la construction ou la restauration de nombreux édifices religieux dans la région. La pagode de Baisikou reçoit à cette période une partie de son décor sculpté et ses niches à statues.
💡 Le savais-tu ?
L'empire des Xia occidentaux (Xi Xia) fut l'un des premiers États à adopter une écriture propre, le tangout, pour traduire le Canon pali et des textes du *Tripitaka* bouddhiste. Des fragments de ces traductions ont été retrouvés dans la région de Baisikou lors de fouilles archéologiques du XXe siècle, notamment par des équipes de l'Institut d'archéologie du Ningxia dans les années 1980-1990, confirmant l'importance culturelle du site bien au-delà de son intérêt architectural.
Après la destruction de l'empire Xi Xia par les armées mongoles de Gengis Khan (1227), le site subit des dégradations importantes. La pagode est partiellement reconstruite sous les Ming (1368-1644), période pendant laquelle elle retrouve une fonction cultuelle active. Des travaux de consolidation ont eu lieu au XXe siècle, notamment après le séisme de 1739 qui avait affecté une grande partie des édifices du Ningxia.
Architecture remarquable : le plan carré, une singularité à comprendre

La grande majorité des pagodes chinoises adoptent un plan octogonal ou hexagonal, héritage de la symbolique du cosmos bouddhiste (le *Dharmadhatu*, l'espace de la réalité absolue, est souvent représenté en huit directions). Le plan carré de Baisikou est donc une exception notable, que les historiens de l'architecture rattachent à deux influences conjointes.
D'une part, l'influence du style Tang primitif, qui privilégiait encore le carré dans la construction des tours-pagodes (on retrouve ce plan dans quelques exemples du Shaanxi et du Shanxi). D'autre part, une possible influence de l'architecture sacrée tibétaine, où le mandala carré symbolise les quatre directions et les quatre vertus cardinales du Dharma. Les Xi Xia, culturellement proches du Tibet, ont vraisemblablement renforcé cette orientation symbolique lors de leurs campagnes de restauration.
L'édifice s'élève sur plusieurs niveaux superposés, chacun légèrement plus étroit que le précédent, créant une silhouette pyramidale sobre. Les parois sont en brique grise cuite, avec des encadrements en terre cuite moulée qui forment des panneaux décoratifs. On y lit des lotus stylisés, des figures de Bodhisattvas en relief, des inscriptions en caractères chinois et, sur certains panneaux, des glyphes tangouts.
| Caractéristique | Pagode de Baisikou | Pagode typique chinoise |
|---|---|---|
| Plan au sol | Carré | Octogonal ou hexagonal |
| Matériau principal | Brique grise, terre cuite moulée | Brique, pierre ou bois selon époque |
| Période de fondation | Dynastie Tang (VIIe-IXe s.) | Variable (Han à Qing) |
| Décor sculpté | Lotus, Bodhisattvas, glyphes tangouts | Dragons, nuages, motifs bouddhistes |
| Influence stylistique | Tang + Xi Xia (tangout) + tibétaine | Chinoise Han, puis régionale |
Tradition bouddhiste : entre Terre Pure, Chan et tantrisme tibétain
Le bouddhisme pratiqué à Baisikou n'appartient pas à une seule école. Ce syncrétisme documenté est précisément ce qui rend le site précieux pour quiconque s'intéresse à l'histoire du Dharma en Asie.
La tradition dominante est celle du bouddhisme chinois Mahâyâna, avec une forte présence de l'école de la Terre Pure (*Jìngtǔ zōng*), qui vénère Amitabha Buddha et aspire à la renaissance dans le *Sukhavati*, la "Terre de Béatitude". Des représentations d'Amitabha en niche figurent sur les parois de plusieurs niveaux de la pagode. L'école Chan (ancêtre du Zen japonais) a également influencé les pratiques monastiques du site à certaines périodes.
Le passage des Xi Xia a superposé à ce socle une couche de Vajrayâna (bouddhisme tantrique), courant pratiqué au Tibet et adopté avec ferveur par les souverains tangouts. Les thangkas découverts dans les grottes voisines de Baisikou témoignent de pratiques visualisatrices, de mantras et de mandalas propres à cette tradition. Le site se lit donc comme une strate archéologique des courants bouddhistes qui traversaient le nord-ouest de la Chine au tournant du Ier millénaire.
Statues, symboles et iconographie du site

La niche principale, au premier niveau de la façade sud, abrite une statue du Bouddha Shakyamuni en position de méditation, assis sur un trône de lotus. La sculpture, en terre cuite peinte, est une reconstitution partielle datant de la période Ming : l'original avait été endommagé lors des pillages du XIIIe siècle. La polychromie d'origine (rouge, or, blanc) n'est que partiellement conservée.
Les panneaux latéraux représentent des Bodhisattvas debout : on identifie Guanyin (*Avalokiteshvara* en sanskrit), le Bodhisattva de la compassion, reconnaissable à sa silhouette élancée et à son flacon de nectar. La présence de Guanyin est cohérente avec l'influence de l'école de la Terre Pure, très répandue dans la Chine du Nord-Ouest. Des motifs de roue du Dharma (*Dharmachakra*) ornent les angles de la structure, rappelant les Huit Voies du Noble Sentier enseigné par le Bouddha historique.
À la base de la pagode, des blocs de pierre portent des inscriptions en caractères chinois et tangouts. Ces épigraphes, partiellement déchiffrées par les sinologues du XXe siècle, mentionnent des dédicaces de familles de donateurs, des dates de restauration et, dans un cas, une liste de textes canoniques copiés et déposés dans le stupa. Ces données épigraphiques constituent pour les chercheurs une source de premier ordre sur la vie religieuse quotidienne du Ningxia médiéval.
Importance dans le pèlerinage local et régional
La Pagode carrée de Baisikou ne figure pas parmi les "quatre montagnes sacrées" du bouddhisme chinois (Wutaishan, Emeishan, Jiuhuashan, Putuoshan), mais elle occupe une place ferme dans le réseau des sites de dévotion du Ningxia et du Gansu voisin. Des familles bouddhistes de Yinchuan, de Zhongwei et même du Qinghai viennent y brûler de l'encens lors des grandes fêtes du calendrier lunaire.
La fête du *Vesak* (commémoration de la naissance, de l'Éveil et du *parinirvana* du Bouddha Shakyamuni, célébrée le 15e jour du 4e mois lunaire) est la plus fréquentée. On y observe des circumambulations autour de la pagode, sens horaire comme le prescrit la tradition Mahâyâna, ainsi que des offrandes de fleurs de lotus et d'eau bénite. Des groupes de pratiquants récitent le mantra *Namo Amituofo* (invocation d'Amitabha), caractéristique de l'école de la Terre Pure.
Le site attire aussi des chercheurs et historiens de l'art bouddhiste, notamment pour les peintures murales découvertes dans les grottes rupestres adjacentes à la pagode. Ces grottes, creusées dans les falaises de lœss, conservent des fragments de fresques datant des périodes Tang et Xi Xia, classés parmi les ensembles picturaux bouddhistes les mieux préservés du nord-ouest de la Chine hors de Dunhuang. Des sinologues tels que Nie Hongyin ont contribué au déchiffrement des inscriptions tangouts retrouvées sur le site, permettant de dater avec précision plusieurs phases de restauration.
"Là où le Dharma circule, même la pierre finit par parler."
Proverbe bouddhiste chinois, cité par des pèlerins du Ningxia à propos des sites rupestres de Baisikou.
Lien entre la Pagode carrée de Baisikou et les grottes rupestres : un ensemble à part entière
On parle souvent de la pagode seule, mais la Pagode carrée de Baisikou fait partie d'un ensemble plus vaste : les grottes bouddhistes de Baisikou (百寺口石窟, *Bǎisìkǒu Shíkū*), qui comprennent plusieurs dizaines de cellules rupestres creusées dans la falaise de grès rouge sur une longueur d'environ 400 mètres. Cet ensemble est parfois comparé, à plus petite échelle, aux grottes de Mogao à Dunhuang ou aux grottes de Yungang au Shanxi, bien que sa renommée internationale soit sans commune mesure avec ces deux sites classés à l'UNESCO.
Les grottes conservent des statues en argile polychrome, des peintures murales représentant des scènes de la vie du Bouddha (*Jataka*), des figures de Bodhisattvas et des représentations du Paradis occidental d'Amitabha. Certaines cellules portent des inscriptions datées, permettant aux archéologues de retracer les phases de construction et d'usage depuis le VIIe siècle jusqu'à la période Ming. L'ensemble pagode-grottes forme ainsi un document archéologique cohérent, où chaque élément éclaire l'autre : les épigraphes de la pagode confirment des dates suggérées par le style pictural des fresques, et inversement.
Préparer sa visite : horaires, code vestimentaire et photographie
Le site de Baisikou est ouvert au public, mais son statut de monument protégé de niveau provincial implique quelques règles à respecter. Les informations ci-dessous sont basées sur les données disponibles en 2025 ; il est recommandé de vérifier auprès des autorités locales avant de partir, les horaires pouvant varier selon la saison et les fêtes religieuses.
- Horaires indicatifs : ouverture généralement de 8h à 18h en été (avril-octobre), de 9h à 17h en hiver. Fermé certains jours fériés civils mais ouvert lors des grandes fêtes bouddhistes lunaires.
- Tarif d'entrée : un droit d'accès modique est perçu à l'entrée du site archéologique (se renseigner auprès de l'office du tourisme de Yinchuan pour le tarif en vigueur).
- Code vestimentaire : tenues correctes obligatoires dans les zones cultuelles et à l'intérieur des grottes. Épaules et genoux couverts. Des étoles sont parfois disponibles à l'accueil.
- Photographie : autorisée dans les espaces extérieurs et autour de la pagode. L'usage du flash est interdit dans les grottes pour préserver les pigments des fresques. Vérifiez sur place si des grottes spécifiques sont classées "sans appareil photo".
- Comportement : le site reste actif religieusement. Le silence est de mise à l'intérieur des espaces cultuels. La circumambulation se fait dans le sens des aiguilles d'une montre.
- Accessibilité : le chemin menant aux grottes est partiellement escarpé (marches taillées dans la roche). Prévoir des chaussures de marche fermées.
⚠️ Attention
Le site de Baisikou se trouve dans le district de Xixia, zone de sismicité modérée. En période de fortes pluies, certains accès aux grottes peuvent être temporairement fermés pour raisons de sécurité. Renseignez-vous auprès de votre hébergement ou du bureau du tourisme local avant de rejoindre le site en cas d'intempéries.
Hébergement et restauration : aucun hôtel n'est implanté à Baisikou même. Yinchuan offre un choix d'hôtels de chaînes nationales (Jinjiang Inn, Home Inn) autour de la gare et du centre-ville, à partir d'une cinquantaine d'euros la nuit. Des restaurants de cuisine halal (la région est à majorité Hui) se trouvent dans le district de Xixia, notamment aux abords des tombeaux royaux Xi Xia. Prévoir de déjeuner avant de rejoindre le site ou d'emporter des provisions : les échoppes aux abords du site de Baisikou restent rares en dehors des jours de fête.
Comment relier Baisikou à un circuit dans le Ningxia
Le district de Xixia concentre plusieurs sites majeurs à visiter le même jour ou en deux journées. Les tombeaux des rois Xi Xia (西夏王陵, *Xīxià Wánglíng*) se trouvent à moins de 10 kilomètres au nord de Baisikou : ces pyramides de terre battue, résidus des mausolées royaux tangouts, frappent par leur dimension et leur dépouillement. Le contraste entre leur forme pyramidale dénudée et la richesse sculptée de la pagode de Baisikou illustre la dualité de cette civilisation, à la fois guerrière et profondément bouddhiste.
À environ 40 kilomètres au nord de Yinchuan, les grottes de Sumeru (须弥山石窟, *Xūmí Shān Shíkū*) constituent un autre ensemble rupestre bouddhiste du Ningxia, plus grand et mieux documenté. Elles accueillent notamment une statue géante de Maitreya (le Bouddha à venir) haute de 20 mètres, creusée dans la falaise sous la période Tang.
Pour les amateurs d'peintures sacrées bouddhistes (thangkas), le Ningxia et le Gansu voisin constituent une zone de production et de conservation historique exceptionnelle, à mettre en regard de la production tibétaine contemporaine que l'on trouve aujourd'hui sous forme d'estampes ou de reproductions.
Aide à la Méditation
Malas, bracelets mantras, tapis : les mêmes supports de pratique que ceux qui accompagnent les pèlerins sur les sites bouddhistes du Ningxia depuis des siècles.
178 références
Découvrir la catégorie →Ce que la Pagode carrée de Baisikou dit encore aujourd'hui du bouddhisme
Il serait réducteur de traiter ce monument comme une simple curiosité archéologique. La Pagode carrée de Baisikou est un document vivant sur la façon dont le bouddhisme s'adapte, se négocie et se transforme au contact des peuples qu'il traverse. Le plan carré n'est pas une erreur de conception : c'est un choix symbolique, le produit d'un dialogue entre la Chine des Tang, les steppes tangouts et les monastères tibétains.
Les pèlerins qui circumambulent encore autour de ses murs gris ne récitent pas les mêmes textes que ceux de Lhassa ou de Bangkok. Ils portent une version du Dharma propre au nord-ouest de la Chine, façonnée par mille ans de routes commerciales, de conquêtes, de copies de manuscrits et de statues refondues. C'est cette singularité, discrète et dense, qui vaut le détour depuis Yinchuan ou depuis n'importe quel point du monde pour ceux que le bouddhisme historique, dans sa diversité réelle, continue d'intéresser. Comprendre la Pagode carrée de Baisikou, c'est en somme toucher du doigt la manière dont le Dharma a voyagé, s'est déposé et a pris racine dans des terres que les récits canoniques ne mentionnent jamais.
FAQ
Où se trouve exactement la Pagode carrée de Baisikou ?+
Le site est situé dans le village de Baisikou, district de Xixia, à environ 20 kilomètres au sud-ouest du centre de Yinchuan, capitale de la région autonome Hui du Ningxia, dans le nord-ouest de la Chine. On y accède par la route depuis Yinchuan en 35 à 45 minutes en taxi ou en voiture.
Quelle est la tradition bouddhiste représentée à Baisikou ?+
Le site mêle plusieurs courants : bouddhisme chinois Mahâyâna (école de la Terre Pure, traces de Chan) et éléments du Vajrayâna (bouddhisme tantrique tibétain) introduits par la dynastie Xi Xia entre le XIe et le XIIIe siècle. C'est un exemple rare de syncrétisme bouddhiste documenté par l'archéologie.
Pourquoi la Pagode carrée de Baisikou a-t-elle un plan carré alors que la plupart des pagodes sont octogonales ?+
Le plan carré est un héritage du style Tang primitif, qui précédait la généralisation de l'octogone dans l'architecture bouddhiste chinoise. Il a été conservé et probablement renforcé lors des reconstructions Xi Xia, sous l'influence du mandala carré tibétain symbolisant les quatre directions du Dharma.
Peut-on photographier la pagode et les grottes ?+
La photographie est autorisée à l'extérieur. À l'intérieur des grottes, l'usage du flash est interdit pour protéger les pigments des fresques anciennes. Certaines grottes peuvent être classées "sans appareil photo" : vérifiez les affichages sur place et respectez les indications des gardiens du site.
Quels autres sites bouddhistes visiter dans le Ningxia autour de Baisikou ?+
Les grottes de Sumeru (Xūmí Shān Shíkū), à environ 40 km au nord de Yinchuan, constituent l'ensemble rupestre bouddhiste le plus grand du Ningxia, avec une statue géante de Maitreya de 20 mètres. Les tombeaux des rois Xi Xia, à 10 km de Baisikou, complètent idéalement la visite pour comprendre le contexte historique de la pagode.
Comment se rendre à Baisikou depuis Pékin ou Xi'an ?+
Depuis Pékin ou Xi'an, la solution la plus commode est un vol ou un TGV jusqu'à Yinchuan. Des liaisons TGV relient Xi'an à Yinchuan en environ 3h30. Depuis la gare de Yinchuan Sud, un taxi jusqu'au district de Xixia prend une trentaine de minutes, puis la route de Baisikou est indiquée depuis la zone touristique des tombeaux Xi Xia. Il n'existe pas de navette directe : un taxi à la journée depuis Yinchuan reste la formule la plus pratique.