Pagode Wanbu-Huayanjing : histoire, architecture et visite du joyau bouddhiste de Hohhot
Au cœur de Hohhot, capitale de la Mongolie-Intérieure (Chine), une tour de briques ocre domine les toits de la vieille ville. La pagode Wanbu-Huayanjing dresse ses sept niveaux depuis le Xe siècle, silencieuse survivante d'une époque où les dynasties Liao puis Jin finançaient de grands chantiers bouddhistes sur la steppe. Elle porte en elle deux traditions : l'architecture Han du nord de la Chine et les écritures du bouddhisme Mahâyâna gravées dans la pierre. Peu de visiteurs étrangers s'y aventurent, pourtant elle compte parmi les pagodes les mieux préservées de Chine septentrionale.
⭐ À retenir
- Construction initiale sous la dynastie Liao, vers 1000 apr. J.-C., restaurée sous les Yuan et les Qing.
- Hauteur totale : environ 43 mètres, sept niveaux octogonaux en briques.
- Le nom "Wanbu-Huayanjing" signifie littéralement "les dix mille exemplaires du Sûtra Avataṃsaka".
- Classée monument protégé de la République populaire de Chine depuis 1982.
- Localisation : district de Yuquan, Hohhot, Mongolie-Intérieure, Chine.
Localisation et contexte géographique
La pagode se dresse dans le district de Yuquan, la partie historique de Hohhot (en mandarin : 呼和浩特, Hūhéhàotè). L'adresse administrative la situe à proximité de la rue Danan, non loin de la Grande Mosquée de Hohhot et du temple Dazhao, deux autres monuments de la vieille ville qui reflètent la diversité religieuse de la région. Depuis le centre-ville moderne, comptez une vingtaine de minutes à pied ou moins de dix minutes en taxi depuis la place Zhongshan.
Hohhot est accessible depuis Pékin par train à grande vitesse en deux heures environ (ligne CRH). La gare principale, Hohhot Est, dessert régulièrement la capitale. Des vols intérieurs relient également Hohhot à Pékin, Shanghai ou Xi'an. La pagode ne dispose pas de parking dédié ; les visiteurs arrivent généralement à pied depuis le quartier historique ou en transport en commun (bus ligne 5 ou ligne 58, arrêt "Wanbu Huayanjing").

Histoire : mille ans de briques et de sutras
La construction de la pagode Wanbu-Huayanjing remonte à la dynastie Liao (907-1125), période durant laquelle les Khitans, fondateurs de cet empire nomado-sédentaire, pratiquaient activement le bouddhisme Mahâyâna. Les sources historiques chinoises situent l'érection de la tour aux environs de l'an 1000, sous le règne de l'empereur Shengzong. L'objectif déclaré était de stocker dix mille copies du Sûtra Avataṃsaka (en sanskrit : Avataṃsaka-sūtra ; en chinois : 華嚴經, Huáyán jīng), texte fondamental du courant Huayan, l'un des grands courants philosophiques du bouddhisme chinois.
Le courant Huayan, développé aux VIIe-VIIIe siècles par les patriarches Dushun, Zhiyan et Fazang, enseigne l'interdépendance totale de tous les phénomènes, symbolisée par la métaphore du "Filet d'Indra" : chaque nœud du filet reflète tous les autres à l'infini. Cette vision cosmologique justifiait la multiplication des copies de sutras comme acte méritoire collectif.
💡 Le savais-tu ?
Le Sûtra Avataṃsaka (ou Gandavyûha dans sa version la plus complète) est l'un des textes les plus longs du canon Mahâyâna : sa traduction complète en chinois par Śikṣānanda au VIIe siècle compte 80 rouleaux. Stocker dix mille copies dans une pagode unique représentait un acte de dévotion à l'échelle monumentale, associant mérite karmique et préservation du Dharma.
La tour subit des dommages lors de la transition dynastique entre les Liao et les Jin (1125). Elle fut partiellement restaurée sous la dynastie Yuan (XIIIe-XIVe siècle), période pendant laquelle la Mongolie-Intérieure constituait le cœur géographique de l'empire de Kublai Khan. La restauration la plus documentée date de la dynastie Qing (1644-1912), sous le règne de l'empereur Kangxi, qui fit réparer les corniches endommagées et renforcer les fondations. Des inscriptions en briques datant de différentes époques, relevées lors des fouilles archéologiques de 1982-1985, confirment ces phases successives d'intervention.
Architecture : lecture d'une pagode octogonale en sept niveaux
La pagode Wanbu-Huayanjing appartient au type "pagode en briques à étages" (楼阁式塔, lóugé shì tǎ), caractéristique du nord de la Chine sous les dynasties Liao et Jin. Sa hauteur totale est d'environ 43 mètres pour un plan octogonal à chaque niveau. La brique grise, cuite localement, compose la quasi-totalité de la structure, renforcée par des mortiers de chaux.
Les sept niveaux : symbolique et fonctionnalité
Chaque niveau est souligné par une corniche à double rangée de tuiles vernissées vertes et jaunes, reflet de l'influence Tang-Liao dans le traitement des toitures. Le premier niveau, le plus haut (environ 8 mètres sous corniche), abritait originellement une chambre de culte. Les niveaux supérieurs sont accessibles de l'intérieur par un escalier en colimaçon en bois, partiellement restauré. Les fenêtres alternent entre niches aveugles et ouvertures réelles, créant un effet de profondeur visuelle perceptible depuis le sol.
Le chiffre sept n'est pas choisi au hasard : dans la cosmologie bouddhiste, il renvoie aux sept pas effectués par le Bodhisattva à sa naissance selon le Jâtaka, mais aussi aux sept étapes du chemin vers l'éveil dans certaines lectures Mahâyâna. Les huit côtés de la section octogonale symbolisent quant à eux le Noble Octuple Sentier (ashtāṅgika mārga), socle commun à toutes les traditions bouddhistes.
Les reliefs sculptés en briques
La particularité architecturale la plus remarquable reste les reliefs en briques moulées ornant les parois extérieures. On y distingue plusieurs typologies :
- Des figures de bodhisattvas en position debout, vêtus de robes chinoises, encadrées de flammes stylisées.
- Des représentations de guardiens dharma (lokapāla), gardiens des quatre directions cardinales, reconnaissables à leurs armures et expressions courroucées.
- Des motifs floraux de lotus (padma) alternant avec des rinceaux de pivoines, fusion caractéristique de l'iconographie bouddhiste et de l'esthétique chinoise de cour.
- Des cartouches portant des fragments du Sûtra Avataṃsaka en caractères chinois, partiellement lisibles après mille ans d'exposition.
Ces reliefs ont été répertoriés et moulés lors des travaux de restauration menés par l'Administration du patrimoine culturel de Mongolie-Intérieure entre 2003 et 2008. Certains fragments originaux, trop dégradés pour rester in situ, sont conservés au Musée de Mongolie-Intérieure à Hohhot.

Traditions bouddhistes associées : Huayan et Vajrayâna sur la steppe
La pagode est historiquement liée à l'école Huayan (華嚴宗, Huáyán zōng), courant philosophique Mahâyâna qui place le Sûtra Avataṃsaka au sommet de la hiérarchie scripturaire. Cette école, active principalement entre le VIIe et le XIe siècle en Chine du nord, a exercé une influence considérable sur le Chan (Zen japonais) et sur le bouddhisme coréen (Hwaeom).
Sous les dynasties Yuan et Ming, la région de Hohhot devint progressivement un carrefour entre le bouddhisme chinois Mahâyâna et le bouddhisme tibétain Vajrayâna, apporté par les lamas gelugpa dans le sillage de l'expansion mongole. Cette coexistence est visible dans d'autres monuments de la vieille ville, comme le temple Dazhao (construit en 1579) qui conserve des thangkas et des statues tibétaines à quelques centaines de mètres de la pagode. La Wanbu-Huayanjing, elle, reste associée à la tradition Han-bouddhiste, sans influence visuelle tibétaine notable.
Importance dans le pèlerinage bouddhiste : entre local et régional
La pagode Wanbu-Huayanjing n'est pas un grand site de pèlerinage international au sens où l'est Bodhgaya ou le Jokhang de Lhassa. Son rayonnement est d'abord régional : elle attire des fidèles bouddhistes Han de Mongolie-Intérieure, du Shanxi voisin et de Pékin, notamment lors des fêtes du calendrier lunaire (premier et quinzième jour de chaque mois lunaire, période du Yuanxiao en janvier-février, fête de Qingming en avril).
Pour les Mongols de l'intérieur, majoritairement de tradition Vajrayâna (école Gelug), la pagode représente surtout un marqueur historique de l'ancienneté du bouddhisme dans la région plutôt qu'un lieu de culte actif de leur tradition propre. Les communautés monastiques actives à Hohhot se concentrent davantage autour du temple Wusu Tu (五塔寺, temple des Cinq Pagodes), autre monument classé du district de Yuquan.
À l'échelle internationale, la pagode figure dans les circuits de tourisme culturel organisés depuis Pékin vers la Mongolie-Intérieure, souvent combinés avec une visite au Mausolée de Gengis Khan à Ordos et aux prairies de Xilamuren. Elle constitue un arrêt ponctuel plutôt qu'une destination de pèlerinage à part entière pour les voyageurs étrangers.
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Voir le produit →Architecture comparée : Wanbu-Huayanjing face aux grandes pagodes Liao
| Critère | Wanbu-Huayanjing (Hohhot) | Pagode Tianning (Pékin) | Pagode Fogong (Ying Xian) |
|---|---|---|---|
| Dynastie | Liao (v. 1000) | Liao (v. XIIe s.) | Liao (1056) |
| Matériau principal | Brique cuite | Brique cuite | Bois (pin) |
| Hauteur | ~43 m | ~57,8 m | ~67,3 m |
| Plan | Octogonal | Octogonal | Octogonal |
| Niveaux | 7 | 13 | 5 |
| Protection nationale | Depuis 1982 | Depuis 1988 | Depuis 1961 (UNESCO 2009) |
Ce tableau illustre la cohérence typologique des pagodes Liao : toutes octogonales, toutes construites en brique (sauf Fogong, exception en bois), toutes associées à des chantiers de dévotion bouddhiste de grande envergure. La Wanbu-Huayanjing se distingue par son lien explicite à un corpus scriptural précis, ce qui en fait un monument à vocation autant bibliothécaire que cultuelle.
Statues et symboles présents sur le site
À l'intérieur du premier niveau, restauré entre 2003 et 2008, une statue centrale de Vairocana Buddha (Pílu Fó, 毘盧遮那佛 en chinois) trône sur un piédestal en pierre calcaire. Vairocana, "le Bouddha solaire", est la figure centrale du Sûtra Avataṃsaka : il représente la conscience universelle dont tous les phénomènes émergent. La statue actuelle, en bronze patiné, date de la restauration Qing ; ses dimensions approximatives sont de 1,2 mètre de hauteur assise, position de dhyāna mudrā (mains posées en méditation).
Les niches extérieures du premier et du deuxième niveau abritaient à l'origine des statuettes de bodhisattvas en terre cuite, dont une trentaine de fragments subsistent. Parmi les motifs encore lisibles sur les reliefs de briques :
- Le lotus à huit pétales (ashtadala padma), symbole de pureté et d'éveil, omniprésent dans l'iconographie Huayan.
- La roue du Dharma (dharmachakra), figurée en bas-relief sur le linteau de l'entrée principale.
- Des motifs de nuages et de phénix, qui relèvent de l'iconographie taoïste et confucéenne intégrée à l'esthétique bouddhiste de la période Liao.
Un petit jardin autour de la base de la pagode comporte deux stèles en pierre : l'une, datée de la période Qing, décrit les travaux de restauration commandités par un gouverneur provincial ; l'autre, plus récente (années 1980), répertorie le classement du monument au patrimoine national.

Conditions de visite pratiques
Horaires et tarifs
La pagode est accessible dans le cadre du site culturel géré par la municipalité de Hohhot. Les horaires habituels sont de 9h00 à 18h00, du mardi au dimanche (fermeture le lundi pour entretien). Ces horaires peuvent varier lors des fêtes nationales chinoises (semaines dorées de mai et octobre) : vérifier auprès de l'office du tourisme de Hohhot avant votre visite. Le tarif d'entrée constaté lors des dernières saisons touristiques tourne autour de 20 à 30 CNY (environ 2,5 à 4 euros) ; les ressortissants étrangers paient le même tarif que les visiteurs locaux.
Code vestimentaire
Aucun code vestimentaire strict n'est imposé officiellement sur ce site, contrairement aux temples bouddhistes actifs. Un comportement respectueux reste attendu à l'intérieur de la salle de culte du premier niveau : voix basse, pas de chapeau à l'intérieur, téléphones en mode silencieux. Si vous souhaitez vous prosterner devant la statue de Vairocana, c'est bienvenu mais nullement obligatoire.
Photographie
La photographie extérieure est libre et sans restriction. À l'intérieur, l'usage du flash est généralement déconseillé pour préserver les peintures murales et les reliefs. Certaines zones de restauration récente peuvent être temporairement interdites aux appareils photo : suivez les indications du personnel sur place. Les drones sont interdits sur l'ensemble du site.
Accessibilité
L'accès au rez-de-chaussée est possible en fauteuil roulant via le chemin principal. Les escaliers intérieurs menant aux niveaux supérieurs sont étroits (largeur d'environ 60 cm) et raides : ils ne sont pas adaptés aux personnes à mobilité réduite, aux jeunes enfants ou aux personnes souffrant de claustrophobie.
🙏 La reco de Ananda
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Le bois de santal est utilisé depuis des siècles dans les monastères bouddhistes pour la récitation de mantras : un compagnon de voyage discret pour les visites de sites sacrés.
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Voir le produit →Intégrer la pagode dans un circuit bouddhiste à Hohhot
La vieille ville de Hohhot concentre plusieurs monuments bouddhistes et religieux accessibles à pied depuis la Wanbu-Huayanjing. Voici un circuit cohérent sur une demi-journée :
- Temple des Cinq Pagodes (Wusu Tu Si, 五塔寺) : à 500 mètres à l'ouest, il abrite un mur de 1500 sculptures bouddhistes et une carte du ciel en écriture mongole. Compter 45 minutes.
- Temple Dazhao (大召, Yeke Juu) : à 800 mètres au nord, temple Gelug fondé en 1579, avec une statue de Bouddha en argent et des fresques de la période Ming. Compter 1 heure.
- Grande Mosquée de Hohhot : à 400 mètres au nord-est, pour qui s'intéresse à la coexistence religieuse en Mongolie-Intérieure. Visite extérieure libre.
- Musée de Mongolie-Intérieure (à 4 km en taxi) : section archéologique consacrée aux dynasties Liao et Yuan, avec des artefacts directement liés à l'histoire de la pagode.
Pour les pratiquants souhaitant approfondir leur connaissance du bouddhisme Mahâyâna à travers la méditation, ce circuit offre des contextes visuels et architecturaux concrets pour ancrer une pratique personnelle dans une tradition historique vivante.
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Thangka
Les thangkas tibétaines représentent souvent Vairocana et les bodhisattvas du Sûtra Avataṃsaka : un prolongement visuel direct des iconographies vues sur la pagode.
20 références
Découvrir la catégorie →Classement patrimonial et état de conservation
La pagode Wanbu-Huayanjing est classée au titre des monuments protégés de niveau national (全国重点文物保护单位) par le Conseil des affaires d'État de la République populaire de Chine depuis 1982. Ce statut interdit toute modification structurelle sans autorisation de l'Administration nationale du patrimoine culturel (NCHA). Les travaux de 2003-2008, financés par la municipalité de Hohhot et partiellement par la province de Mongolie-Intérieure, ont permis de consolider les fondations, de remplacer les tuiles de corniche les plus endommagées par des reproductions à l'identique, et de traiter les efflorescences salines sur les briques.
Des relevés photogrammétriques en 3D ont été réalisés en 2019 par l'Université normale de Mongolie-Intérieure, constituant une archive numérique de référence pour les futures restaurations. La pagode ne figure pas encore sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO, contrairement à la pagode en bois de Fogong (classée en 2009 dans le cadre du "Grand Canal de Chine"). Une candidature autonome ou groupée reste théoriquement envisageable à moyen terme.
"La pagode n'est pas seulement une tour : c'est un livre de pierre. Chaque brique gravée portait un fragment du Dharma pour les générations qui ne savaient pas lire."
Paraphrase d'un commentaire de l'historien de l'art Liang Sicheng sur les pagodes Liao du Shanxi et de Mongolie-Intérieure, années 1930.
Avant de partir : repères pratiques pour organiser votre visite
Récapituler les essentiels facilite la préparation, surtout si la pagode s'intègre dans un voyage plus large en Chine du nord ou sur la Route de la Soie intérieure.
- Adresse : District de Yuquan, rue Danan, Hohhot, Mongolie-Intérieure, Chine (呼和浩特市玉泉区大南街).
- Horaires : 9h00-18h00, fermé le lundi. Vérifier les jours fériés nationaux.
- Tarif indicatif : 20-30 CNY (tarif 2024, susceptible d'évoluer).
- Durée recommandée : 30 à 60 minutes sur site, 3 à 4 heures si l'on inclut le circuit de la vieille ville.
- Langue : Les panneaux sont en chinois et, partiellement, en mongol. Peu de signalétique en anglais : prévoir une application de traduction.
- Meilleure saison : Mai-juin et septembre-octobre pour le climat (Hohhot est à 1040 mètres d'altitude, hivers rigoureux à -15 °C).
Pour les voyageurs qui souhaitent approfondir leur compréhension du bouddhisme Mahâyâna au-delà de la visite, les chapelets bouddhistes offrent un support de pratique tangible, qu'il s'agisse d'un mala pour la récitation ou d'un bracelet porteur de symboles liés aux traditions rencontrées sur place. De même, les bijoux tibétains rappellent la jonction historique entre le Mahâyâna Han et le Vajrayâna qui caractérise cette région de la Mongolie-Intérieure.
Questions fréquentes
Que signifie exactement "Wanbu-Huayanjing" ?+
"Wanbu" (萬部) signifie "dix mille exemplaires" en chinois classique. "Huayanjing" (華嚴經) est le nom chinois du Sûtra Avataṃsaka, texte central de l'école bouddhiste Huayan. Le nom complet désigne donc la pagode construite pour conserver dix mille copies de ce sûtra, un acte de dévotion méritoire destiné à préserver le Dharma.
Peut-on monter au sommet de la pagode ?+
L'accès aux niveaux supérieurs est possible par un escalier en colimaçon en bois, mais peut être restreint selon l'état de conservation lors de votre visite. Les conditions d'accès varient selon les saisons et les travaux en cours. Se renseigner sur place auprès du personnel d'accueil.
La pagode est-elle un temple bouddhiste actif ?+
Partiellement. La salle de culte du premier niveau accueille des fidèles, notamment lors des fêtes du calendrier lunaire. Mais la pagode fonctionne avant tout comme monument historique classé, géré par la municipalité. Ce n'est pas un monastère avec vie communautaire monastique active, contrairement au temple Dazhao voisin.
Quelle est la différence entre la Wanbu-Huayanjing et le temple des Cinq Pagodes (Wusu Tu) à Hohhot ?+
Ce sont deux monuments distincts, à 500 mètres de distance. La Wanbu-Huayanjing est une pagode unique à sept niveaux, datant de la période Liao (Xe siècle), liée à l'école Huayan. Le temple des Cinq Pagodes (Wusu Tu Si) est un ensemble de cinq tours construit à la période Qing (1727), influencé par l'architecture vajrayâna tibétaine et célèbre pour son mur aux mille bouddhas sculpté. Les deux valent la visite et se complètent bien.
Faut-il un guide sur place pour comprendre le site ?+
La signalétique en anglais est limitée. Un guide local ou une application de traduction est fortement recommandé pour lire les inscriptions en chinois et en mongol. Des guides touristiques agréés proposent des visites commentées depuis les principaux hôtels du centre-ville ; se renseigner auprès du bureau d'accueil touristique de Hohhot (situé place Zhongshan).