Pahto-tha-mya : le temple aux fresques oubliées de Bagan
Un temple discret au cœur de la plaine de Bagan
La plaine de Bagan, dans la région de Mandalay au Myanmar, concentre plus de 3 500 monuments bouddhistes sur environ 67 kilomètres carrés. Dans cet ensemble monumental, le Pahto-tha-mya passe souvent inaperçu au premier regard. Sa silhouette de brique rouge, ramassée et sombre, n'a pas la verticalité triomphante de l'Ananda ou la blancheur chaulée du Shwezigon. Et pourtant, c'est précisément là que réside son intérêt : ce temple appartient à la couche la plus ancienne de Bagan, et ses murs intérieurs ont gardé des traces picturales que rares monuments de la région peuvent revendiquer.
Pahto-tha-mya signifie approximativement "temple du roi Thamya" en birman, une désignation qui renvoie à une attribution royale ancienne, discutée parmi les historiens. Sa localisation précise : zone archéologique de Bagan, secteur centre-nord, à proximité des temples de Thatbyinnyu et de Shwegu Gyi, dans le township de Nyaung-U, région de Mandalay, République de l'Union du Myanmar. Coordonnées géographiques approximatives : 21°10′N, 94°51′E.
⭐ À retenir
- Le Pahto-tha-mya date des alentours du XIe siècle, période du roi Kyanzittha selon certaines sources, ou de Theinhko selon d'autres.
- Il appartient à la tradition Mon, apportée au royaume de Pagan par les populations du Sud birman.
- Ses peintures murales comptent parmi les plus anciennes de Bagan encore lisibles in situ.
- L'accès est libre pour les titulaires du pass archéologique de Bagan (25 USD en 2024-2025).
- Pieds nus obligatoires à l'intérieur du sanctuaire, comme dans tout lieu de culte birman.
Histoire et traditions : entre les rois Mon et la période de Pagan
La datation du Pahto-tha-mya reste un point de débat chez les archéologues. Les sources birmanes classiques l'associent au règne de Kyanzittha (1084-1113), grand bâtisseur et fervent défenseur du bouddhisme *Theravâda*. D'autres analyses stylistiques, notamment celles menées par l'archéologue Pierre Pichard dans l'inventaire des monuments de Bagan (UNESCO, 1992-2001), suggèrent une origine légèrement antérieure, possiblement liée à la phase de transition entre les styles dit "proto-birman" et "Mon classique".
Ce flou chronologique est courant à Bagan : la plupart des monuments n'ont pas de dédicace épigraphique clairement datée. Ce que l'on sait avec certitude, c'est que le temple reflète l'influence artistique Mon, ces populations de langue môn-khmère installées dans le delta de l'Irrawaddy et dans la basse Birmanie, dont la tradition bouddhiste *Theravâda* a profondément structuré la culture de Pagan à partir du milieu du XIe siècle.
🕰️ Repères chronologiques : Pahto-tha-mya dans l'histoire de Pagan
- IXe siècle : fondation du royaume de Pagan ; premières constructions en brique dans la plaine.
- 1044-1077 : règne d'Anawrahta, qui introduit le *Theravâda* Mon comme religion d'État après la conquête de Thaton.
- Vers 1080-1113 : période probable de construction du Pahto-tha-mya, sous l'influence du style Mon classique.
- 1084-1113 : règne de Kyanzittha, auquel certaines sources attribuent la fondation du temple ; construction de l'Ananda Temple (1105).
- 1287 : effondrement du royaume de Pagan sous la pression des Mongols ; fin de la grande période de construction.
- 1975 : séisme majeur endommageant plusieurs centaines de monuments ; début des premiers travaux de consolidation.
- 2019 : inscription de la zone archéologique de Bagan sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
💡 Le savais-tu ?
Le terme *pahto* en birman désigne spécifiquement un temple bouddhiste construit en dur, à passages intérieurs permettant la circumambulation, par opposition au *zedi* (stupa) qui est un monument plein et massif. Cette distinction architecturale reflète deux fonctions cultuelles différentes : le *zedi* conserve des reliques, le *pahto* abrite une image cultuelle et permet au fidèle de circuler autour du sanctuaire.
Le Pahto-tha-mya a survécu au séisme dévastateur de 1975, qui endommagea plusieurs centaines de monuments à Bagan. Des travaux de consolidation ont été effectués à partir des années 1980, avec une aide partielle de l'UNESCO, bien que l'organisation ait ensuite suspendu son soutien direct après l'inscription de Bagan au patrimoine mondial en 2019 dans un contexte politique complexe.

Pahto-tha-mya : architecture et style Mon
Le Pahto-tha-mya est un temple à un seul niveau, construit en brique cuite sans mortier de chaux, selon la technique typique de la première période de Pagan. Le plan au sol est rectangulaire, orienté est-ouest, avec une entrée principale à l'est et trois entrées secondaires sur les autres façades. Cette configuration quadrilatérale, ouverte sur les quatre points cardinaux, est caractéristique du style Mon.
L'intérieur se compose d'un vestibule d'entrée menant à une chambre centrale, prolongée par un couloir de circumambulation (*pradakshina-patha* en sanskrit) qui permet au visiteur de tourner autour du sanctuaire principal dans le sens des aiguilles d'une montre, geste rituel fondamental dans les traditions bouddhistes. La hauteur sous voûte est relativement basse comparée aux temples de la période tardive de Bagan : environ 5 à 6 mètres à la clef de voûte centrale.
Les fenêtres sont caractéristiques du style Mon : des ouvertures étroites munies de grilles en pierre perforée (fenêtres à balustres tournés), qui filtrent la lumière sans permettre de ventilation franche. Ce dispositif crée à l'intérieur une pénombre dense, propice au recueillement, mais aussi dommageable à long terme pour la conservation des peintures. La toiture extérieure adopte une forme pyramidale à ressauts successifs, moins élancée que les shikhara des temples tardifs, ce qui donne au bâtiment son profil trapu si reconnaissable parmi les milliers de monuments de la plaine.
| Caractéristique | Pahto-tha-mya (style Mon) | Ananda (style tardif) |
|---|---|---|
| Période | XIe siècle | Fin XIe - début XIIe siècle |
| Style architectural | Mon (brique rouge, fenêtres à balustres, toiture pyramidale discrète) | Indo-birman (plan en croix, 4 grandes statues, toiture élancée) |
| Lumière intérieure | Très sombre, fenêtres étroites | Mieux éclairé, galeries ouvertes |
| Peintures murales | Originelles partiellement conservées (XIe s.) | Repeintes au XIXe siècle, originales disparues |
| Tradition bouddhiste | Theravâda (influence Mon) | Theravâda (syncrétisme) |
Les fresques du XIe siècle : un témoignage pictural exceptionnel
C'est sans doute le point le plus précieux du Pahto-tha-mya : ses peintures murales, réalisées à fresque sèche (*a secco*) sur un enduit de chaux et de sable, couvrent encore partiellement les murs intérieurs du couloir de circumambulation et de la chambre centrale. Leur état est fragmentaire, avec des lacunes importantes dues à l'humidité, aux infiltrations et aux interventions humaines, mais les sections conservées sont lisibles.
Les thèmes représentés suivent le programme iconographique canonique des temples bouddhistes *Theravâda* de la première période de Pagan : scènes des *Jataka* (les 547 vies antérieures du Bouddha selon le Canon pali), représentations des 28 Bouddhas du passé (Vipassi, Sikhî, Vessabhû et leurs successeurs jusqu'à Gautama Shakyamuni), ainsi que des figures de dieux gardiens (*devas*) aux attitudes codifiées. On y reconnaît également des rinceaux végétaux stylisés et des frises de lotus, motifs ornementaux récurrents dans l'art Mon.
La palette chromatique originale repose sur des pigments minéraux : ocres jaunes et rouges à base d'hématite et de goethite, blanc de chaux, noir de charbon, et un bleu-vert obtenu vraisemblablement à partir de malachite ou d'azurite. Ces teintes, aujourd'hui pâlies, gardent une chaleur sourde qui contraste avec la noirceur de la brique. La technique *a secco* (application des pigments sur enduit sec, par opposition à la vraie fresque sur enduit humide) explique en partie la fragilité accrue de ces couches picturales face à l'humidité.

Statues et iconographie bouddhiste présentes dans le temple
La chambre centrale du Pahto-tha-mya abrite une statue principale du Bouddha Gautama en position assise (*dhyana mudra*, les mains jointes sur les genoux en signe de méditation, ou *bhumisparsha mudra*, la main droite touchant la terre). Cette statue, en stuc doré, correspond au style Mon classique : visage ovale, sourcils arqués formant une ligne continue avec le nez, lèvres légèrement souriantes, *ushnisha* (protubérance crânienne symbolisant l'Éveil) peu proéminent. Les dimensions sont modestes, autour d'un mètre de hauteur.
Des niches secondaires, creusées dans les parois du couloir de circumambulation, accueillent d'autres images du Bouddha en terre cuite, en partie restaurées ou réinstallées après le séisme de 1975. Leur attribution à l'époque originelle du temple n'est pas toujours certaine : les offrandes déposées par les fidèles (guirlandes de jasmin, feuilles d'or, bougies) témoignent en tout cas d'un usage cultuel encore actif.
Les scènes des Jataka peintes sur les murs constituent elles-mêmes une forme d'iconographie narrative : chaque panneau raconte un épisode d'une vie antérieure du Bouddha, où il se manifeste sous forme animale ou humaine pour accomplir un acte de générosité, de sagesse ou de compassion. Ce programme pictural avait une fonction pédagogique directe, permettant aux fidèles illettrés de saisir les vertus du Dharma à travers des histoires concrètes. C'est l'un des rôles essentiels des temples *pahto* : transformer les murs eux-mêmes en support d'enseignement, à la manière d'un livre ouvert pour ceux qui ne savaient pas lire.
Place dans le pèlerinage bouddhiste de Bagan
Bagan est un lieu de pèlerinage actif, pas seulement un site touristique. Des moines birmans, des fidèles laïcs et des pèlerins venus de toute l'Asie du Sud-Est et de Sri Lanka fréquentent la plaine tout au long de l'année. Le Pahto-tha-mya n'est pas le monument le plus visité, ce qui lui confère une atmosphère de recueillement que les grands sites peinent à préserver.
Dans la tradition bouddhiste *Theravâda* birmane, la visite d'un temple comporte plusieurs actes rituels codifiés : l'offrande de fleurs (généralement du jasmin ou du lotus), l'allumage de bougies, la prosternation en trois temps devant l'image du Bouddha (représentant le respect porté au Bouddha, au Dharma et au Sangha), et la circumambulation dans le sens des aiguilles d'une montre. Le Pahto-tha-mya, avec son couloir de circumambulation intact, permet d'accomplir ce dernier geste dans sa forme complète. Pour un pratiquant, ce couloir n'est pas un simple passage : c'est un espace rituel où chaque pas s'inscrit dans un mouvement collectif millénaire.
Pour les pèlerins tibétains ou d'obédience *Vajrayâna* qui visitent Bagan, le temple présente un intérêt historique supplémentaire : il témoigne de la période antérieure à la domination du *Theravâda* strict, où des influences tantriques et *Mahâyâna* coexistaient encore dans les pratiques de la cour de Pagan. Certains motifs décoratifs des fresques, notamment des figures de *bodhisattvas*, portent des traits qui s'écartent du canon *Theravâda* pur.
"La brique qui compose Bagan n'est pas un matériau mort. Elle contient des actes de dévotion accumulés sur mille ans."
Paraphrase d'un moine de Nyaung-U, citée dans le guide Lonely Planet Myanmar (éditions successives)
Visiter le Pahto-tha-mya : horaires, code vestimentaire et photographie

Le site archéologique de Bagan est accessible tous les jours, sans fermeture saisonnière officielle, de l'aube au crépuscule. Le Pahto-tha-mya suit ces horaires généraux : aucune heure de fermeture propre au monument n'est signalée, mais la visite en pleine nuit est déconseillée et techniquement impossible sans éclairage personnel, l'intérieur étant non éclairé.
Le pass archéologique de Bagan (Bagan Archaeological Zone ticket), requis pour tous les visiteurs étrangers, coûtait 25 000 kyats (soit environ 10-12 USD) en 2024-2025. Il est valable plusieurs jours et donne accès à l'ensemble des monuments de la zone. Ce tarif est susceptible d'évoluer : vérifiez auprès des sources officielles ou de votre hébergement avant de partir.
- Code vestimentaire : épaules et genoux couverts obligatoirement pour entrer dans le temple. Les robes et jupes longues louées à l'entrée des grands sites sont moins facilement disponibles au Pahto-tha-mya : prévoyez votre tenue en amont.
- Chaussures : à retirer avant d'entrer, sans exception. Le sol en brique est irrégulier ; des chaussettes peuvent être utiles en saison fraîche (novembre-janvier).
- Photographie : autorisée à usage personnel. Le flash puissant est à éviter à l'intérieur, par respect pour les peintures et pour les fidèles en prière. Aucun trépied professionnel ne devrait être installé sans autorisation préalable du Department of Archaeology (Naypyidaw).
- Drones : interdits dans la zone archéologique de Bagan sans permis délivré par le Myanmar Civil Aviation Department. L'infraction est sanctionnée.
- Meilleure saison : novembre à février (saison sèche, températures clémentes). Évitez avril-mai, où les températures dépassent régulièrement 40 °C et où les conditions intérieures du temple deviennent très difficiles.
Pour s'y rendre depuis Nyaung-U (principale ville-étape) ou depuis le village de Bagan, un vélo électrique reste le moyen le plus pratique : environ 6 à 8 USD la journée de location. Le Pahto-tha-mya se trouve à moins de 2 km du Thatbyinnyu Temple et peut être intégré à un circuit pédestre court reliant plusieurs monuments de la zone centrale.
Conservation et enjeux patrimoniaux autour du Pahto-tha-mya
La zone archéologique de Bagan a été inscrite sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en juillet 2019. Cette reconnaissance tardive a été précédée d'années de tension entre les autorités birmanes et l'UNESCO, notamment à cause de reconstructions controversées menées dans les années 1990 sous la junte militaire : des coupoles en béton armé et des dorures anachroniques ont été appliquées sur des structures originelles, modifiant leur authenticité au sens des critères de Nara (1994).
Le Pahto-tha-mya a relativement échappé à ces restaurations intempestives, ce qui en fait un témoin plus fidèle de l'architecture médiévale birmane. Ses peintures murales restent cependant menacées par trois facteurs : l'humidité saisonnière (les moussons de juin à octobre chargent les briques en eau), le développement touristique (la respiration et la chaleur corporelle des visiteurs modifient le microlimat intérieur), et les vibrations dues aux travaux de restauration des monuments voisins.
Le fonds bibliographique sur le bouddhisme birman reste maigre en langue française. Pour approfondir l'art de Bagan, les références académiques les plus solides sont l'inventaire de Pierre Pichard (EFEO/UNESCO, 9 volumes, 1992-2008) et les travaux de la birmane Myint Aung sur l'iconographie Mon. En anglais, "The Monuments of the Bagan Archaeological Zone" (Department of Archaeology, Naypyidaw) offre une base documentaire fiable.
Pour les amateurs de bijoux et objets bouddhistes qui souhaitent rapporter un souvenir de leur voyage dans la région, les marchés de Nyaung-U proposent des reproductions de motifs Mon (lotus, roue du Dharma) en argent travaillé localement. La prudence s'impose pour les pièces présentées comme "antiques" : l'exportation d'objets anciens est réglementée et soumise à autorisation en Myanmar.
⭐ À retenir sur la conservation
- Ne touchez jamais les peintures murales, même du bout des doigts : l'acidité de la peau accélère la dégradation des pigments.
- Limitez le temps passé dans le corridor si le temple est fréquenté : la CO2 exhalée par les visiteurs dégrade les enduits de chaux sur le long terme.
- Signalez aux autorités locales tout acte de vandalisme ou prélèvement constaté (Number: Department of Archaeology, Bagan).
- Certaines organisations comme la World Monuments Fund (WMF) soutiennent des programmes de conservation à Bagan ; leurs rapports publics constituent une ressource sérieuse pour suivre l'état des monuments.
La situation politique au Myanmar depuis 2021 a ralenti les programmes de coopération internationale, mais des équipes locales du Department of Archaeology continuent d'assurer un suivi minimal des structures. Pour les chercheurs et les amateurs souhaitant soutenir la conservation du patrimoine birman à distance, des associations comme la Bagan Heritage Foundation ou l'Asian Art Archive maintiennent des fonds documentaires accessibles en ligne.
FAQ : questions fréquentes sur le Pahto-tha-mya
Quelle est la différence entre un pahto et un zedi à Bagan ?+
Le *zedi* (ou stupa) est un monument plein, sans espace intérieur, destiné à abriter des reliques sacrées. Le *pahto* est un temple creux, avec des chambres et des couloirs que les fidèles peuvent parcourir. Le Pahto-tha-mya appartient à cette seconde catégorie : on entre dans le bâtiment, on tourne autour du sanctuaire central, et on peut contempler les peintures murales à l'intérieur.
Les peintures murales du Pahto-tha-mya sont-elles vraiment originales ?+
En grande partie, oui. Contrairement à l'Ananda Temple, dont les fresques furent presque entièrement repeintes à l'époque coloniale et post-coloniale, les peintures du Pahto-tha-mya n'ont pas subi de repeinte systématique. Elles sont fragmentaires et dégradées, mais leur palette et leur style correspondent aux analyses attribuées à la première période de Bagan (XIe-XIIe siècle). Des analyses de pigments conduites dans le cadre de l'inventaire EFEO ont confirmé l'ancienneté de plusieurs sections.
Faut-il un guide pour visiter le Pahto-tha-mya ?+
Un guide local n'est pas obligatoire, mais il est fortement utile. Les panneaux explicatifs sur place sont rares et souvent en birman uniquement. Un guide certifié par le Myanmar Tourism Federation peut vous indiquer les registres de peintures encore lisibles, identifier les scènes de *Jataka* représentées et vous expliquer les codes iconographiques de l'art Mon. Les guides indépendants de Nyaung-U facturent généralement 25 à 40 USD pour une demi-journée couvrant plusieurs temples.
Le temple est-il encore un lieu de culte actif ?+
Oui. Malgré son statut de monument archéologique, le Pahto-tha-mya reste fréquenté par des fidèles birmans qui y déposent des offrandes et pratiquent la prosternation devant la statue principale. Ce double statut (site patrimonial et lieu de dévotion vivant) est commun à Bagan. Il implique un comportement respectueux des visiteurs : s'abstenir de photographier les fidèles en prière sans leur accord, parler à voix basse, ne pas toucher les statues ni les peintures.
Peut-on visiter Bagan et le Pahto-tha-mya malgré la situation politique au Myanmar ?+
La situation au Myanmar est instable depuis le coup d'État de février 2021. La zone de Bagan (région de Mandalay) est généralement accessible aux visiteurs étrangers depuis 2023, mais les conditions changent rapidement. Avant tout projet de voyage, consultez les conseils aux voyageurs du Ministère de l'Europe et des Affaires étrangères français (diplomatie.gouv.fr) et les sources actualisées sur place. Ce texte est informatif et ne constitue pas un conseil de voyage.
Quels autres temples Mon visiter près du Pahto-tha-mya ?+
Plusieurs monuments de la zone centrale de Bagan partagent des caractéristiques du style Mon. Le Nagayon Temple (également attribué à Kyanzittha) présente une iconographie similaire et des galeries comparables. Le Abeyadana Temple, situé à proximité, conserve lui aussi des peintures de la première période. Ces trois sites peuvent être regroupés dans un même circuit à vélo d'une demi-journée depuis Nyaung-U, en commençant de préférence tôt le matin pour bénéficier de la lumière la plus douce et de l'affluence la plus faible.