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    Petite pagode de l'oie sauvage : histoire, architecture et guide de visite

    Petite pagode de l'oie sauvage : histoire, architecture et guide de visite Image

    Xi'an, ancienne capitale impériale de Chine, conserve deux pagodes bouddhistes qui résistent au temps depuis plus de 1 300 ans. La plus connue, la Petite pagode de l'oie sauvage (en chinois : 小雁塔, *Xiǎo Yàn Tǎ*), se distingue de sa grande sœur par sa silhouette plus élancée, son cadre plus intimiste et une histoire directement liée à la transmission du *Dharma* entre l'Inde et la Chine. Classée au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2014, elle reste un site de pèlerinage actif et un objet d'étude pour tout passionné de bouddhisme chinois.

    ⭐ À retenir

    • Construite entre 707 et 709 sous la dynastie Tang, commandée par l'impératrice Wu Zetian.
    • Liée au moine traducteur Yi Jing, qui rapporta des sutras de l'Inde via la route maritime.
    • Architecture en briques grises, 43,3 mètres de hauteur, 13 étages (15 à l'origine).
    • Intégrée au temple Jianfu, site bouddhiste encore en activité cultuelle.
    • Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO dans le cadre des "Routes de la soie : réseau de routes du corridor Chang'an-Tianshan".

    Localisation : au cœur de Xi'an, hors des murs de l'ancienne cité

    La Petite pagode de l'oie sauvage se trouve dans le quartier sud de Xi'an, dans la province du Shaanxi, en Chine. Son adresse administrative est le temple Jianfu (荐福寺, *Jiànfú Sì*), situé au 72 Youyi West Road (友谊西路72号), à environ 2 kilomètres au sud-ouest de la Porte du Sud des murailles Ming de Xi'an.

    Le site se tient à l'intérieur d'un grand parc public, le parc du musée de la Petite pagode de l'oie sauvage, qui couvre plusieurs hectares de jardins aménagés. On y accède facilement depuis le centre-ville en métro (ligne 2, station Xiaoyanta) ou en bus. L'entrée du parc est libre ; l'accès à l'enceinte du temple et à la pagode est payant.

    Relief sculpté en pierre sur les murs de la Petite pagode de l'oie sauvage, détail de la dynastie Tang
    Les panneaux sculptés du soubassement portent encore les motifs floraux et figures bouddhistes d'origine Tang.

    Histoire : de la cour Tang à l'inscription UNESCO

    Le temple Jianfu fut fondé en 684, lors des funérailles de l'empereur Gaozong, pour prier en sa mémoire. La pagode elle-même fut érigée entre 707 et 709, sous le règne de l'impératrice Wu Zetian, à l'initiative du moine Yi Jing (義淨, 635-713). Yi Jing avait passé 25 ans en Asie du Sud-Est et en Inde pour y collecter des textes bouddhistes : il rapporta plus de 400 sutras traduits du sanskrit, ainsi que des reliques. La pagode fut construite pour abriter ces textes sacrés et servir de support à leur traduction vers le chinois.

    Yi Jing suivit ainsi la voie ouverte par Xuanzang (玄奘), le célèbre moine à l'origine de la Grande pagode de l'oie sauvage, construite 55 ans plus tôt à quelques kilomètres de là. Si Xuanzang était passé par la route terrestre de la Soie, Yi Jing emprunta la route maritime, via le détroit de Malacca, Sumatra et Sri Lanka, ce qui lui valut le surnom de "pèlerin des mers du Sud". Ces deux trajectoires complémentaires illustrent la richesse des échanges intellectuels et religieux qui traversaient l'Asie sous la dynastie Tang.

    💡 Le savais-tu ?

    Selon les chroniques Tang, la pagode comportait à l'origine 15 étages. Deux tremblements de terre successifs, en 1487 et 1521, firent s'effondrer les deux étages supérieurs. Une fissure verticale apparue après le premier séisme se referma lors du second : un phénomène que les habitants de Xi'an attribuèrent longtemps à une intervention divine. Des études géologiques modernes y voient l'effet d'une compression des sols argileux humides lors des répliques.

    La pagode traversa des phases d'abandon et de restauration successives. Sous les dynasties Song et Ming, le temple Jianfu fut partiellement reconstruit. Au XXe siècle, plusieurs campagnes de consolidation architecturale permirent de stabiliser la structure. En 1961, la pagode fut classée monument historique national par le gouvernement chinois. En juillet 2014, elle entra au patrimoine mondial de l'UNESCO avec d'autres sites des routes de la soie, dans la catégorie "Routes de la soie : réseau de routes du corridor Chang'an-Tianshan".

    Architecture : une tour de briques grises en 13 étages

    La Petite pagode de l'oie sauvage mesure aujourd'hui 43,3 mètres de hauteur pour 13 étages visibles. À l'origine, ses 15 étages lui conféraient une élévation proche de 46 mètres. Sa base carrée fait environ 11,5 mètres de côté. La construction est entièrement en briques grises cuites, sans mortier de ciment : les briques sont assemblées à joints serrés selon une technique héritée de la période Han.

    Chaque étage est matérialisé par une corniche en briques en saillie légère, qui crée un rythme horizontal sur la façade. Les fenêtres cintrées, de plus en plus petites à mesure qu'on monte, donnent à la tour une silhouette fuselée caractéristique du style Tang. Ce profil s'apparente à celui des pagodes indiennes à *shikhara*, que les artisans Tang adaptèrent aux matériaux locaux et aux techniques de construction chinoises, produisant une synthèse visuelle propre à la période.

    Le soubassement de la pagode est orné de panneaux sculptés en bas-relief représentant des figures de *Bodhisattvas*, des motifs floraux en rinceaux et des scènes tirées de sutras. Ces reliefs, partiellement préservés, constituent un témoignage précieux de l'iconographie bouddhiste de l'époque Tang.

    Cour intérieure du temple Jianfu autour de la Petite pagode de l'oie sauvage, Xi'an
    La cour du temple Jianfu entoure la pagode depuis le VIIe siècle, espace de recueillement ouvert aux pèlerins comme aux visiteurs.

    Symboles et statues présents dans le complexe

    L'enceinte du temple Jianfu abrite plusieurs salles cultuelles reconstituées ou restaurées. La salle principale (Grande Salle du *Dharma*) présente une statue de Bouddha Shakyamuni en position de méditation, flanquée de deux Bodhisattvas. Le style des statues actuelles est principalement Ming et Qing : les originaux Tang disparurent lors des périodes de persécution bouddhiste, notamment la répression dite du *Huichang* (845), qui vit la destruction de milliers de monastères en Chine.

    On trouve également dans la cour une grande cloche de bronze datant de la dynastie Ming (XVe siècle), suspendue dans un pavillon dédié. Cette cloche, frappée chaque matin et chaque soir, produit un son grave audible à grande distance. Les habitants de Xi'an lui ont donné le nom de "son du matin du temple Jianfu" (荐福晨钟), qui figure parmi les huit paysages sonores traditionnels de la ville.

    Plusieurs stèles calligraphiées jalonnent les allées du temple. La plus précieuse porte une inscription de la main du calligraphe Tang Zhong Shaojing (鍾紹京), considérée comme un chef-d'œuvre de la calligraphie régulière (*kaishu*, 楷书). Elle date du VIIIe siècle et documente la construction initiale de la pagode.

    Mala Tibétain en bois de santal
    🙏 La reco de Ananda

    Mala Tibétain en bois de santal

    Dans la tradition bouddhiste, le mala est avant tout un outil de pratique : ses 108 perles servent à compter les récitations de sutras ou de mantras. Les moines pèlerins comme Yi Jing en portaient sur les routes de la soie pour soutenir leur pratique méditative quotidienne. Ce mala en bois de santal est conçu comme support de récitation, non comme talisman.

    19,99 EUR

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    Tradition et école bouddhiste : le Vinaya et l'héritage de Yi Jing

    La Petite pagode de l'oie sauvage est principalement associée au courant du *Dharmaguptaka*, une école du *Vinaya* (code disciplinaire monastique) que Yi Jing contribua à introduire et à consolider en Chine. Le *Vinaya* désigne l'ensemble des règles régissant la vie monastique : Yi Jing traduisit plusieurs textes vinaya du sanskrit au chinois dans les salles du temple Jianfu, travail auquel l'impératrice Wu Zetian apporta son soutien direct.

    Ce travail de traduction s'inscrit dans un mouvement plus large de transmission du *Dharma* entre l'Inde des Gupta et la Chine Tang, que les historiens du bouddhisme comparent à une "deuxième floraison" du bouddhisme en Asie de l'Est. Les textes traduits ici circulèrent ensuite vers la Corée et le Japon, contribuant à façonner le bouddhisme *Mahâyâna* d'Asie orientale tel qu'il existe encore aujourd'hui.

    "En voyageant vers l'Ouest pour chercher le Dharma, Yi Jing avança seul, sans guide, au péril de sa vie, traversant des terres étrangères pendant vingt-cinq ans."

    Yi Jing, préface aux Biographies de moines éminents ayant cherché le Dharma en Occident (求法高僧傳), VIIe siècle

    Le temple Jianfu demeure aujourd'hui un monastère bouddhiste actif, affilié au bouddhisme *Chan* (禪), branche qui se développa en Chine à partir du VIe siècle et qui correspond à ce que l'on appelle "zen" au Japon. Des moines résidents y officient régulièrement, notamment lors des fêtes du calendrier lunaire bouddhiste. Cette continuité vivante distingue le site d'un simple musée en plein air.

    Importance dans les pèlerinages bouddhistes de la route de la Soie

    Xi'an, anciennement Chang'an, fut pendant des siècles le point de départ et d'arrivée de la route de la Soie. Pour les moines bouddhistes qui voyageaient entre la Chine et l'Inde, Chang'an représentait la porte du monde connu. La Petite pagode de l'oie sauvage s'inscrit dans cet axe de pèlerinage qui reliait les monastères de *Nalanda* (Bihar, Inde) aux centres monastiques de Chang'an, en passant par l'Asie centrale, l'Afghanistan et le Xinjiang.

    Aujourd'hui, la pagode attire deux types de visiteurs distincts : les pèlerins bouddhistes, principalement chinois, coréens et japonais, qui viennent s'y recueillir en souvenir des moines traducteurs ; et les touristes culturels du monde entier, attirés par le label UNESCO et le contexte historique Tang. Ces deux flux coexistent sans se contrarier, le temple ayant su ménager des espaces dédiés à chaque usage.

    Le musée de la Petite pagode de l'oie sauvage, intégré au parc, présente des collections permanentes dédiées à l'histoire du temple et aux routes bouddhistes de la soie. On y trouve des reproductions de manuscrits, des objets liturgiques et une reconstitution des ateliers de traduction de Yi Jing.

    Critère Petite pagode de l'oie sauvage Grande pagode de l'oie sauvage
    Date de construction 707-709 apr. J.-C. 652 apr. J.-C.
    Moine fondateur Yi Jing (route maritime) Xuanzang (route terrestre)
    Hauteur actuelle 43,3 m (13 étages) 64,5 m (7 étages)
    Temple associé Temple Jianfu Temple Ci'en
    Inscription UNESCO 2014 2014
    Accès sommet Escalier intérieur jusqu'au 13e étage Ascenseur + escalier
    Mala en bois et clochette de méditation posés sur pierre ancienne, objets de pratique bouddhiste
    Dans la tradition bouddhiste, le mala est un outil de récitation que les pèlerins emportent dans tous les grands temples du monde.

    Préparer sa visite : horaires, tarifs, code vestimentaire et photographie

    Le parc qui entoure la pagode est ouvert tous les jours. L'enceinte du temple Jianfu et l'accès à l'intérieur de la pagode obéissent à des horaires plus stricts, généralement de 9h à 17h (dernière entrée à 16h30). Il est conseillé de vérifier les horaires actualisés auprès du bureau de tourisme de Xi'an ou du site officiel de la municipalité avant le départ, notamment lors des jours fériés du calendrier chinois.

    L'accès au parc est gratuit pour le grand public depuis 2014. L'accès au temple Jianfu et à la pagode proprement dite est payant : comptez environ 30 yuans (soit 3,80 EUR au cours de 2025) pour l'entrée au complexe muséal. Les moins de 1,20 m et les porteurs de certaines cartes (retraités, étudiants) bénéficient de tarifs réduits ou d'une entrée gratuite sur présentation d'un justificatif.

    Sur le code vestimentaire : aucune règle stricte n'est imposée aux visiteurs non monastiques, mais le respect des usages s'impose naturellement. Épaules couvertes et genoux couverts sont de mise à l'intérieur des salles de culte. Les tenues très légères ou les shorts courts peuvent paraître déplacés lors des offices du matin. Plusieurs boutiques du parc proposent des châles légers à emprunter ou acheter.

    La photographie est autorisée dans l'ensemble du parc et à l'extérieur de la pagode. À l'intérieur des salles de prière en activité, les appareils photo sont généralement interdits ou tolérés sans flash. Le signe interdisant les photos (禁止拍照) est clairement affiché à l'entrée de chaque salle concernée. Les drones sont formellement interdits sur tout le site, comme dans l'ensemble des zones patrimoniales de Xi'an.

    Pour monter à l'intérieur de la pagode, un escalier en bois étroit serpente jusqu'au 13e étage. Les personnes sujettes au vertige ou à des difficultés de mobilité doivent être averties : les marches sont hautes (environ 20 à 22 cm) et la rampe peu large. La vue depuis le sommet embrasse le parc, les murailles Ming au loin et, par temps dégagé, les contreforts des monts Qinling au sud.

    Mala Tibétain Traditionnel
    🙏 La reco de Ananda

    Mala Tibétain Traditionnel

    Dans la tradition bouddhiste tibétaine, le mala est un support de pratique utilisé pour compter les récitations de mantras ou de sutras : c'est un outil de discipline intérieure, non un porte-bonheur. Rapporter un mala d'un lieu de pèlerinage comme la Petite pagode de l'oie sauvage peut servir à ancrer une intention de pratique dans le quotidien.

    21,90 EUR

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    Aux abords du site : le musée et le parc de la Petite pagode

    Le musée de la Petite pagode de l'oie sauvage (西安博物院) mérite une visite à part entière. Ses collections permanentes couvrent l'histoire de Xi'an de la préhistoire à la période Qing, avec un accent particulier sur la période Tang. On y trouve des céramiques Tang *sancai* (三彩), des figurines funéraires, des pièces de monnaie de la route de la Soie et une reconstitution de la ville de Chang'an à son apogée au VIIe siècle.

    Le parc arboré qui entoure le complexe est l'un des espaces verts les plus appréciés des habitants de Xi'an. Des centaines d'arbres centenaires, principalement des cyprès et des micocouliers, ombragent des allées de gravier beige. Des pratiquants de *tai-chi* et de *qigong* s'y retrouvent tôt le matin. Le soir, des lanternes s'allument le long des chemins, créant une atmosphère paisible qui contraste avec l'animation du centre-ville tout proche.

    Pour les visiteurs qui souhaitent approfondir leur connaissance du bouddhisme Tang, la pagode s'inscrit naturellement dans un circuit plus large incluant la Grande pagode de l'oie sauvage, le temple du Dharma (Famen Si) à 110 kilomètres à l'ouest (qui abrite une relique osseuse attribuée au Bouddha historique selon la tradition bouddhiste chinoise) et le temple Xingjiao, nécropole de Xuanzang au sud de Xi'an. Ces quatre lieux forment ensemble un axe de pèlerinage bouddhiste cohérent dans la région du Shaanxi.

    💡 Le savais-tu ?

    Le nom "pagode de l'oie sauvage" n'a pas de lien direct avec la faune locale. Selon la légende compilée dans les chroniques Tang, des moines bouddhistes indiens auraient vu une oie sauvage tomber du ciel et mourir à l'endroit même où ils construisirent ensuite leur pagode, interprétant cet événement comme un signe de la présence du *Bodhisattva* Avalokiteshvara (Guanyin en chinois). Cette origine légendaire a donné son nom aux deux pagodes de Xi'an.

    La pagode dans la littérature et les arts : une présence durable dans la culture chinoise

    La Petite pagode de l'oie sauvage apparaît dans plusieurs poèmes de la période Tang, notamment dans les oeuvres de Zhang Hu (张祜, 792-853), qui décrit la silhouette de la tour reflétée dans les eaux du canal voisin. Elle servit également de décor à plusieurs séquences du roman classique "Pérégrinations vers l'Ouest" (*Xī Yóu Jì*, 西游記, attribué à Wu Cheng'en, XVIe siècle), même si ce roman met en scène Xuanzang plutôt que Yi Jing.

    Dans la peinture Song et Ming, la tour en briques grises fusionnant avec les cyprès environnants est un motif récurrent des représentations de Chang'an. Elle figure aujourd'hui sur plusieurs timbres postaux chinois, dont une série éditée en 1994 dans le cadre d'un bloc consacré au patrimoine de Xi'an.

    Pour les pratiquants bouddhistes francophones qui souhaitent approfondir leur connaissance de la tradition *Chan* issue de cette époque Tang, la collection Aide à la Méditation de la boutique rassemble des supports de pratique directement liés à cet héritage. Chaque objet y est présenté avec son contexte culturel et sa fonction dans la pratique, sans promesse d'effet.

    FAQ

    Quelle est la différence entre la Petite et la Grande pagode de l'oie sauvage ?+

    Les deux pagodes se trouvent à Xi'an, mais dans des quartiers différents. La Grande pagode (652, temple Ci'en) est liée au moine Xuanzang et à la route terrestre de la Soie. La Petite pagode de l'oie sauvage (707-709, temple Jianfu) est liée au moine Yi Jing et à la route maritime. La Grande pagode mesure 64,5 mètres sur 7 étages ; la Petite pagode mesure 43,3 mètres sur 13 étages, avec un profil plus élancé et fuselé.

    Peut-on monter jusqu'au sommet de la pagode ?+

    Oui, un escalier intérieur en bois permet de monter jusqu'au 13e étage, soit à environ 43 mètres. Les marches sont hautes et raides, la rampe peu large. Déconseillé aux personnes à mobilité réduite ou sujettes au vertige. La montée prend environ 10 à 15 minutes selon l'allure.

    La Petite pagode de l'oie sauvage est-elle classée UNESCO ?+

    Oui. En juillet 2014, la pagode a été inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO dans le cadre de la série transnationale "Routes de la soie : réseau de routes du corridor Chang'an-Tianshan", partagée avec la Chine, le Kazakhstan et le Kirghizistan.

    Comment se rendre à la Petite pagode de l'oie sauvage depuis le centre de Xi'an ?+

    La station de métro Xiaoyanta (小雁塔站) de la ligne 2 se trouve à moins de 500 mètres du parc. En bus, plusieurs lignes s'arrêtent à Youyi West Road. En taxi ou via des applications de VTC chinoises (Didi), comptez environ 15 minutes depuis la Porte du Tambour ou la rue musulmane.

    Le temple Jianfu est-il un lieu de culte actif ou uniquement un musée ?+

    Les deux. Le temple Jianfu est un monastère bouddhiste Chan en activité, avec des moines résidents qui célèbrent des offices réguliers. Parallèlement, l'ensemble du site est géré comme un complexe muséal ouvert au public. Les visiteurs peuvent assister aux offices du matin depuis la cour, dans le respect du silence et sans perturber la cérémonie.

    Pourquoi la pagode ne compte-t-elle que 13 étages alors qu'elle en avait 15 à l'origine ?+

    Deux séismes successifs, en 1487 et 1521, ont provoqué l'effondrement des deux étages supérieurs. Ces tremblements de terre ont également causé une fissure verticale dans la structure, qui se referma lors du second séisme, un phénomène attribué dans la tradition locale à une intervention surnaturelle, mais que la géologie moderne explique par la compression des sols argileux.

    🏯 Pour aller plus loin

    La Petite pagode de l'oie sauvage offre une entrée concrète dans l'histoire du bouddhisme Tang et des échanges entre l'Inde et la Chine médiévale. Si ce sujet vous intéresse, consultez aussi notre article sur la Grande pagode de l'oie sauvage pour comparer les deux monuments et comprendre l'ensemble du paysage bouddhiste de Xi'an.