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    Temples bouddhistes du Shaanxi : les sites sacrés à connaître en Chine

    Temples bouddhistes du Shaanxi : les sites sacrés à connaître en Chine Image

    Le Shaanxi, carrefour de l'histoire bouddhiste chinoise

    Xi'an s'appelait Chang'an. Pendant des siècles, cette ville fut la capitale de l'empire chinois et le terminus oriental de la Route de la Soie. C'est par là que le bouddhisme a pénétré en Chine continentale, transporté par des moines, des marchands et des manuscrits venus d'Asie centrale dès le Ier siècle de notre ère. Le Shaanxi, province dont Xi'an est aujourd'hui la capitale, porte encore les traces physiques de cette transmission : pagodes Tang, monastères sur les pentes du Zhongnan Shan, grottes rupestres ornées de bas-reliefs. Les temples bouddhistes du Shaanxi ne sont pas de simples attractions patrimoniales. Plusieurs restent des établissements monastiques actifs, rattachés au courant Mahâyâna qui domine le bouddhisme chinois.

    Le bouddhisme pratiqué dans cette région appartient presque exclusivement au Mahâyâna, et plus précisément à l'école Chan (禪, ancêtre du Zen japonais) et à l'école de la Terre Pure (Jìngtǔ zōng). Ces deux courants coexistent souvent au sein d'un même monastère. Quelques sites de la province accueillent aussi des pratiques Vajrayâna, fruit de contacts historiques avec le Tibet et la Mongolie, mais ils restent minoritaires dans le Shaanxi.

    ⭐ À retenir

    • Le Shaanxi est historiquement la province par laquelle le bouddhisme s'est répandu en Chine depuis la Route de la Soie.
    • Le courant dominant est le Mahâyâna, avec les écoles Chan et Terre Pure comme traditions principales.
    • Plusieurs temples restent des monastères actifs : l'étiquette de visite est aussi importante que la valeur patrimoniale.
    • Les sites autour de Xi'an et du Zhongnan Shan concentrent les établissements les plus anciens et les mieux conservés.
    • Certains temples sont classés au patrimoine culturel national chinois et nécessitent une entrée payante.
    La Grande Pagode de l'Oie Sauvage à Xi'an, édifiée sous la dynastie Tang au VIIe siècle
    La Grande Pagode de l'Oie Sauvage domine Xi'an depuis plus de treize siècles.

    Les 10 temples bouddhistes du Shaanxi à connaître

    1. Temple Daci'en et la Grande Pagode de l'Oie Sauvage (大慈恩寺)

    Fondé en 648 sous la dynastie Tang par l'empereur Gaozong en mémoire de sa mère, le temple Daci'en abrite la Grande Pagode de l'Oie Sauvage (Dayan Ta), haute de 64 mètres. C'est ici que le moine Xuanzang (602-664) traduisit les sutras qu'il avait rapportés d'Inde après dix-sept ans de voyage. Ces traductions constituent l'une des bases du canon bouddhiste chinois. La pagode, construite en briques cuites, compte sept étages. Elle est parmi les monuments bouddhistes les mieux conservés de l'époque Tang sur tout le territoire chinois.

    Le site accueille aujourd'hui une communauté monastique active. Des cérémonies de récitation (puja) ont lieu chaque matin. Pour les visiteurs, l'accès au temple est payant (environ 50 yuans, pagode comprise). L'adresse : au sud du centre de Xi'an, district de Yanta.

    2. Temple Jianfu et la Petite Pagode de l'Oie Sauvage (荐福寺)

    Moins connue que sa grande voisine, la Petite Pagode de l'Oie Sauvage (Xiaoyan Ta) date de 707-709 et mesure environ 43 mètres. Elle appartient au temple Jianfu, fondé en 684 à l'emplacement de l'ancien palais impérial Hua Du. La pagode a perdu ses deux étages supérieurs lors du séisme de 1556, l'un des plus meurtriers de l'histoire de la Chine. Sa structure de brique, légèrement différente de la Grande Pagode, illustre l'évolution des techniques de construction Tang. Le site est intégré au musée municipal de Xi'an et se visite facilement à pied depuis le centre-ville.

    3. Temple Qinglong (青龙寺)

    Le temple Qinglong occupe une place particulière dans l'histoire du bouddhisme sino-japonais. C'est là que le moine japonais Kûkai (空海, 774-835), connu au Japon sous le nom posthume de Kôbô Daishi, reçut l'initiation tantrique du maître Huiguo. À son retour, Kûkai fonda l'école Shingon, l'une des principales traditions ésotériques du Vajrayâna japonais. Le temple actuel a été partiellement reconstruit grâce à des financements japonais en 1982. Un jardin commémoratif dédié à Kûkai s'y trouve, entretenu par des donateurs japonais. Ce lieu témoigne concrètement des échanges bouddhistes entre la Chine Tang et le Japon de l'ère Heian.

    💡 Le savais-tu ?

    Le moine Xuanzang, dont le périple inspira le roman classique La Pérégrination vers l'Ouest (西游记), a traduit à lui seul plus de 1 335 fascicules de textes bouddhistes du sanskrit en chinois. Ses traductions sont encore utilisées comme textes canoniques dans les temples du Mahâyâna aujourd'hui.

    4. Temple Xingjiao (兴教寺)

    À une vingtaine de kilomètres au sud-est de Xi'an, le temple Xingjiao abrite le stûpa funéraire de Xuanzang. Fondé en 669, trois ans après la mort du moine traducteur, il s'élève sur les pentes du Shaoling Yuan. L'ensemble comprend trois stûpas : celui de Xuanzang au centre (cinq étages, environ 21 mètres) et deux autres dédiés à ses disciples Kuiji et Yuance. Le site reste un lieu de dévotion actif, particulièrement visité par des pèlerins bouddhistes coréens et japonais qui entretiennent un fort lien historique avec Xuanzang. Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2014 dans le cadre du dossier "Route de la Soie".

    5. Temple Caotang (草堂寺)

    Situé dans le district de Hu, à environ 35 km au sud-ouest de Xi'an, le temple Caotang est considéré comme l'un des berceaux de la traduction bouddhiste en Chine. Le moine Kumârajîva (鸠摩罗什, 344-413), traducteur central du canon Mahâyâna vers le chinois, y travailla à la tête d'une équipe de 3 000 moines selon les sources traditionnelles. Les traductions de Kumârajîva incluent le Sûtra du Diamant (Vajracchedikâ Prajñâpâramitâ), le Sûtra du Lotus (Saddharmapundarîka) et le Vimalakîrti-nirdesha-sûtra, textes fondamentaux du bouddhisme Mahâyâna. Un stûpa de style indien conserve ses reliques. L'architecture mêle formes chinoises et influences d'Asie centrale.

    6. Temple Huayan (华严寺)

    Fondé au VIIe siècle sur les pentes du Zhongnan Shan, le temple Huayan est étroitement lié au maître Dushun (557-640), fondateur de l'école Huayan (華嚴宗). Cette école tire son nom du Sûtra de la Guirlande de Fleurs (Avatamsaka Sûtra), texte majeur du Mahâyâna qui décrit un univers où chaque phénomène reflète et contient tous les autres. Le temple abrite deux pagodes Tang, l'une dédiée à Dushun et l'autre au quatrième patriarche de l'école, Chengguan (738-839). Le site, aujourd'hui partiellement restauré, se trouve dans une zone boisée au calme saisissant.

    Mala en bois de santal et brûle-encens en bronze, objets rituels du bouddhisme Mahâyâna
    Le mala accompagne les récitations dans les temples du Mahâyâna chinois, perle après perle.

    7. Temple Xiangji (香积寺)

    À environ 17 km au sud de Xi'an, le temple Xiangji (littéralement "temple des parfums accumulés") est un haut lieu de l'école de la Terre Pure. Fondé en 681 par le moine Shandao (613-681), considéré comme le patriarche fondateur de l'école en Chine, le site conserve une pagode Tang de 33 mètres à onze étages. L'école de la Terre Pure (Jìngtǔ zōng) enseigne que la récitation du nom d'Amitâbha (Omitofo en chinois) permet la renaissance dans la Terre Pure, un état propice à l'Éveil. Cette pratique reste aujourd'hui l'une des plus répandues dans le bouddhisme populaire chinois.

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    🙏 La reco de Ananda

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    Dans les temples Mahâyâna du Shaanxi, le mala accompagne la récitation des mantras - ce modèle en bois de santal, matériau traditionnellement utilisé dans les monastères chinois, prolonge cet usage dans votre pratique quotidienne.

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    8. Monastère de Famen (法门寺)

    À 110 km à l'ouest de Xi'an, dans la ville de Baoji, le monastère de Famen est l'un des sites bouddhistes les plus importants de Chine du Nord. Il conserve ce qui est considéré, selon la tradition, comme une relique osseuse du Bouddha Sâkyamuni, découverte en 1987 lors de fouilles archéologiques sous la pagode effondrée. Le site fut un centre de pèlerinage impérial sous la dynaste Tang : plusieurs empereurs y firent transporter la relique à la capitale pour des cérémonies d'État, un événement décrit dans les Nouvelles Tang (Xin Tang shu). Le musée adjacent présente des trésors Tang issus des fouilles, dont des objets rituels en or et argent d'une finesse remarquable. Une pagode moderne de 148 mètres, inaugurée en 2009, domine aujourd'hui le site.

    9. Temple Baxian (八仙宫)

    À noter pour les visiteurs de Xi'an : le temple Baxian est taoïste, pas bouddhiste. Il est fréquemment confondu dans les listes de sites spirituels de la ville. Son architecture de cour intérieure et ses pratiques rituelles peuvent sembler proches au visiteur non averti, mais il relève du taoïsme populaire. Le signaler ici permet d'éviter la confusion, très fréquente dans les guides généralistes.

    10. Temples du Zhongnan Shan (终南山)

    La chaîne du Zhongnan Shan, au sud de Xi'an, forme un territoire monastique à part entière. Dès l'époque Tang, des ermites bouddhistes et taoïstes s'y retirèrent. Aujourd'hui, plusieurs dizaines de petits temples et ermitages actifs s'échelonnent sur ces pentes boisées, certains accessibles seulement à pied. Le temple Guanyin (观音寺) dans le secteur de Louguantai, le temple Cuihua (翠华山) et le temple Nanwutai (南五台) font partie des sites les plus fréquentés par les pratiquants locaux. Ces lieux offrent un contraste saisissant avec les grands complexes urbains : moins de touristes, une vie monastique visible, des bâtiments souvent modestes mais fonctionnels.

    Moine bouddhiste sur le chemin d'un temple de montagne dans le Shaanxi, Chine
    Beaucoup de temples de montagne au Shaanxi restent des lieux de vie monastique active.

    Mahâyâna, Chan et Terre Pure : les traditions que vous croiserez

    Comprendre rapidement les courants représentés dans ces temples aide à lire ce que l'on voit. Dans les temples Chan (le courant issu du maître Bodhidharma, arrivé en Chine au VIe siècle), l'accent est mis sur la méditation assise (zuochan, 坐禅) et la résolution de koans. Les salles de méditation sont fonctionnelles, parfois austères. Le Chan valorise l'expérience directe plutôt que l'étude textuelle.

    Les temples de la Terre Pure présentent souvent une iconographie plus foisonnante : statues d'Amitâbha (Amituofo), de Guanyin (Avalokiteshvara au féminin dans la tradition chinoise) et de Dashizhi (Mahâsthâmaprâpta). La récitation collective du nom d'Amitâbha (nianfo, 念佛) y est pratique centrale. Ces temples accueillent plus facilement les laïcs.

    Le courant Huayan, représenté par le temple du même nom sur le Zhongnan Shan, développe une cosmologie complexe où l'interpénétration de tous les phénomènes est centrale. Il a exercé une influence profonde sur le Chan et sur le bouddhisme coréen Hwaeom.

    École Pratique centrale Temple représentatif au Shaanxi
    Chan (禅) Méditation assise, koans Monastères du Zhongnan Shan
    Terre Pure (净土宗) Récitation du nom d'Amitâbha Temple Xiangji
    Huayan (华严宗) Étude du Sûtra de la Guirlande, contemplation de l'interdépendance Temple Huayan
    Faxiang / Yogâcâra (法相宗) Étude des textes, "conscience seule" Temple Daci'en (héritage de Xuanzang)

    Étiquette et gestes à respecter dans les temples du Shaanxi

    Entrer dans un temple bouddhiste actif en Chine suppose quelques règles simples, qui tiennent autant au respect des pratiquants qu'à la cohérence du lieu. Ces règles ne varient guère d'un site à l'autre dans la région.

    • Tenue sobre : épaules couvertes, pantalon ou jupe long(ue). Des tenues de couverture sont parfois prêtées à l'entrée contre une petite caution.
    • Silence dans les salles de prière : les cérémonies de récitation collective se tiennent plusieurs fois par jour. Ne traversez pas une salle pendant une cérémonie.
    • Photographies : autorisées dans les cours extérieures, souvent interdites à l'intérieur des salles de culte. Un panneau à l'entrée indique les restrictions. En cas de doute, rangez l'appareil.
    • Encens : si vous souhaitez allumer des bâtons d'encens, achetez-les sur place. Ne soufflez pas dessus pour les éteindre : éventez la flamme avec la main. Tenez le bâton à deux mains, bras légèrement levés.
    • Statues : ne touchez pas les statues, sauf indication contraire. Certains temples permettent de toucher le pied d'une statue particulière dans un cadre rituel précis.
    • Entrées et sorties : dans les halls principaux, entrez par le côté et non par le centre de la porte. Ce geste est discret mais noté par les moines.
    • Dons : les boîtes à dons (功德箱, gōngdé xiāng) permettent de contribuer à l'entretien du site. Aucune obligation, aucun montant fixé.

    Conseils pratiques pour organiser une visite depuis Xi'an

    Xi'an est accessible depuis Pékin en 4h30 par train à grande vitesse (ligne G) et depuis Shanghai en environ 5h30. La ville dispose d'un aéroport international (XIY, Xianyang) avec liaisons directes vers les grandes villes asiatiques et quelques destinations européennes via escale.

    Pour les temples intra-muros (Daci'en, Jianfu), le métro de Xi'an suffit. La ligne 3 dessert directement la station Xiaozhai, à quelques minutes à pied de la Grande Pagode. Pour Xingjiao, Xiangji et Huayan, les bus longue distance au départ du terminus sud (南客站) ou des taxis sont nécessaires. Le monastère de Famen nécessite une demi-journée complète depuis Xi'an : bus depuis la gare routière de Xi'an Nord, ou train jusqu'à Fufeng puis taxi.

    La meilleure saison pour visiter les temples du Shaanxi se situe entre mars et mai (printemps, températures douces, 10-22°C) ou septembre et novembre (automne coloré). L'été (juin-août) est chaud et humide, avec des températures pouvant dépasser 38°C en juillet. L'hiver est froid mais peu neigeux à Xi'an ; certains temples de montagne ferment partiellement.

    "Là où s'accumulent les biens de mérite, les temples prospèrent. Là où les temples prospèrent, le Dharma se transmet."

    Inscription lapidaire, temple Xiangji, époque Tang

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    Un mala traditionnel à 108 perles, similaire à ceux utilisés dans les temples Chan et Terre Pure du Shaanxi pour soutenir la récitation des mantras ou du nom d'Amitâbha.

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    Le bouddhisme du Shaanxi en dehors des temples : sites rupestres et patrimoine

    Les temples ne résument pas à eux seuls le patrimoine bouddhiste de la province. À environ 180 km au nord-est de Xi'an, les grottes de Bingling (炳灵寺石窟, classées UNESCO) et, plus proche, le site de Maijishan dans la province voisine du Gansu font partie du même corridor culturel. À proprement parler dans le Shaanxi, le site de Tongchuan abrite les grottes bouddhistes de Yaozhou, moins connues des visiteurs étrangers, avec des sculptures Tang et Song remarquablement conservées.

    Xi'an elle-même conserve des traces bouddhistes dans ses musées. Le Musée d'Histoire du Shaanxi (陕西历史博物馆, entrée gratuite, réservation en ligne obligatoire) présente des sculptures Tang issues de temples détruits, des tablettes votives et des objets liturgiques. Pour qui s'intéresse à l'art bouddhiste chinois, ce musée est aussi important que les sites eux-mêmes. Son fonds de stèles calligraphiées, conservé dans le Musée de la Forêt de Stèles (碑林博物馆), inclut plusieurs inscriptions bouddhistes Tang de première importance.

    Le pèlerinage bouddhiste du Shaanxi s'inscrit également dans un réseau plus large : la collection de bijoux bouddhistes porte parfois des symboles directement issus de ces traditions chinoises, du lotus au vajra en passant par les caractères du mantra Om Mani Padme Hum, présent dans les temples qui accueillent des pratiques liées au Vajrayâna.

    Sources et approfondissements pour aller plus loin

    Les travaux de l'historien Kenneth Ch'en, notamment son ouvrage Buddhism in China: A Historical Survey (Princeton University Press, 1964), restent une référence solide sur la transmission du bouddhisme en Chine. Pour les sites précis du Shaanxi, les publications de l'Académie des Sciences Sociales de Xi'an fournissent des données archéologiques fiables, notamment sur Xingjiao et Caotang.

    La liste du patrimoine mondial de l'UNESCO pour "les routes de la Soie : réseau de routes du corridor Chang'an-Tian Shan" (inscrit en 2014) inclut plusieurs des temples cités ici et fournit des fiches descriptives publiquement accessibles sur le site de l'UNESCO. Ces fiches constituent une source primaire utile pour vérifier dates et statuts de conservation.

    Pour les chapelets bouddhistes et leur rôle dans la pratique Mahâyâna, le Vinaya Pitaka et les commentaires de l'école Dharmaguptaka, suivie dans le bouddhisme chinois, précisent les usages rituels du mala à 108 perles. Chaque tradition a ses propres règles d'utilisation ; le nombre 108 renvoie aux 108 afflictions mentales identifiées dans l'Abhidharma.

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    178 références

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    Questions fréquentes sur les temples bouddhistes du Shaanxi

    Quel est le temple bouddhiste le plus ancien du Shaanxi ?+

    Le temple Caotang, dans le district de Hu, est généralement considéré comme l'un des plus anciens. Fondé autour du IVe-Ve siècle, il fut le centre de travail du traducteur Kumârajîva. Le temple Daci'en, bien que plus célèbre, date du VIIe siècle seulement, sous les Tang.

    Peut-on visiter les temples du Shaanxi sans parler mandarin ?+

    Oui, dans les grands sites touristiques comme Daci'en, Famen et Xingjiao, les panneaux sont bilingues chinois/anglais. Les moines ne parlent généralement pas de langues étrangères, mais la visite reste accessible sans mandarin. Pour les temples de montagne du Zhongnan Shan, mieux vaut être accompagné d'un guide mandophone.

    Le monastère de Famen vaut-il le déplacement depuis Xi'an ?+

    Oui, surtout pour le musée adjacent qui conserve des trésors Tang issus des fouilles de 1987 : objets en or, en argent et en verre de grande rareté. La relique elle-même est exposée dans des conditions strictement contrôlées. Comptez une demi-journée minimum, transport inclus.

    Quelle est la différence entre l'école Chan et l'école de la Terre Pure ?+

    Le Chan insiste sur l'Éveil par l'expérience directe, ici et maintenant, à travers la méditation assise et les koans. La Terre Pure met l'accent sur la foi et la récitation du nom d'Amitâbha comme voie vers une renaissance favorable. Ces deux approches ne sont pas incompatibles : beaucoup de monastères chinois pratiquent les deux, selon les circonstances rituelles.

    Les temples bouddhistes du Shaanxi sont-ils accessibles aux non-bouddhistes ?+

    Oui, sans restriction. La quasi-totalité des temples bouddhistes actifs en Chine sont ouverts au public, toutes croyances confondues. Les sites classés patrimoine national imposent une entrée payante mais aucune condition de croyance. Le respect des règles d'étiquette (tenue, silence, photographies) suffit.