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    Temple des Six Banians (Liurong Si) : histoire, architecture et visite à Guangzhou

    Temple des Six Banians (Liurong Si) : histoire, architecture et visite à Guangzhou Image

    À Guangzhou, au croisement de la rue Liurong et d'une histoire bouddhiste de près de quinze siècles, se dresse un édifice qui a survécu aux incendies, aux guerres et aux dynasties : le temple des Six Banians, ou Liurong Si (六榕寺) en mandarin. Sa pagode octogonale domine encore le quartier. Les fidèles y brûlent de l'encens chaque matin, comme ils le faisaient sous les Tang.

    Ce lieu tient une place à part dans le bouddhisme chinois. Ni le plus grand, ni le plus spectaculaire du pays, il est pourtant l'un des plus chargés symboliquement : ses fondations remontent à la période des Royaumes du Sud, il a accueilli des reliques directement liées au Bouddha historique, et c'est un poète-fonctionnaire de génie qui lui a donné son nom actuel. Ce guide rassemble tout ce qu'il faut savoir sur le temple des Six Banians, son histoire, son architecture et sa place dans le pèlerinage bouddhiste de Guangzhou, avant d'y poser les pieds.

    ⭐ À retenir

    • Fondé en 537 sous la dynastie des Liang du Sud, le Liurong Si compte parmi les quatre grands temples bouddhistes de Guangzhou.
    • Son nom actuel lui vient du poète Su Dongpo, qui y admira six bananiers lors d'une visite en 1099.
    • La Pagode des Fleurs (Huata), haute de 57 mètres, est visible depuis plusieurs rues alentour et reste le repère visuel du temple.
    • Le temple appartient à l'école Chan (禪), branche du bouddhisme Mahâyâna dont le Zen japonais est un prolongement direct.
    • L'entrée est payante ; la tenue correcte est de rigueur ; la photographie est autorisée dans la plupart des espaces extérieurs.

    Quinze siècles d'histoire : de la fondation aux dynasties modernes

    Le temple est fondé en 537 sous le règne de l'empereur Wu de Liang (502-549), souverain connu pour sa dévotion bouddhiste et ses grands programmes de construction religieuse dans le sud de la Chine. À l'origine, l'édifice s'appelle Bao Zhuang Yan Si, le temple de la Précieuse Ornementé. Il est bâti pour abriter des reliques rapportées d'Inde : selon la tradition monastique locale, des cheveux du Bouddha Shakyamuni y auraient été conservés dès cette époque.

    Le temple est détruit par un incendie au début de la dynastie Song du Nord. En 989, un moine nommé Jizong entreprend une reconstruction complète du site, y compris la pagode. C'est cette version reconstruite que le poète, calligraphe et haut fonctionnaire **Su Shi** (苏轼), connu sous le nom de Su Dongpo, visite en 1099 lors de son passage à Guangzhou. Frappé par six bananiers (souvent traduits par "banians" dans les sources françaises, d'où le nom Liurong Si en chinois) qui poussent dans la cour, il calligraphie les deux caractères 六榕 (liù róng, "six bananiers") sur un panneau. Le nom reste.

    💡 Le savais-tu ?

    Su Dongpo (1037-1101) est l'une des figures les plus célébrées de la littérature chinoise classique. Sa calligraphie était si réputée que ses inscriptions sur les monuments constituaient en elles-mêmes une forme de consécration culturelle. À Guangzhou, ce sont ses deux caractères tracés à l'encre qui ont donné au temple des Six Banians son identité durable, bien plus que ses différentes reconstructions architecturales. Chercher l'histoire du Liurong Si dans les sources chinoises sous l'appellation Liurong Si lishi (六榕寺历史) permet d'accéder aux chroniques dynastiques qui documentent chaque reconstruction.

    Sous les Ming (1368-1644), le temple connaît une période de restauration active. La pagode est consolidée et les halls principaux reconstruits selon des canons architecturaux plus codifiés. La période Qing (1644-1912) apporte de nouvelles campagnes de rénovation, notamment après les dommages liés aux troubles de la rébellion des Taiping au milieu du XIXe siècle.

    Au XXe siècle, le temple traverse la période de la République de Chine puis les premières décennies de la République populaire, durant lesquelles nombre de temples bouddhistes chinois sont fermés ou endommagés. Le Liurong Si rouvre ses portes au culte après 1978, dans le cadre de la politique de réouverture religieuse progressive. Aujourd'hui, il fonctionne comme lieu de culte actif, géré par l'Association bouddhiste de Guangzhou, et accueille simultanément pèlerins, pratiquants réguliers et visiteurs étrangers. Parmi les temples bouddhistes de Guangzhou, il est celui que les guides touristiques et les historiens du bouddhisme chinois mentionnent en premier pour la richesse de son parcours historique.

    Pagode des Fleurs du temple des Six Banians, Guangzhou, neuf étages de tuiles vernissées
    La Huata, ou Pagode des Fleurs : 57,6 mètres de pierre et de tuiles vernissées reconstruits sous la dynastie Song.

    Architecture : la Pagode des Fleurs et les halls principaux

    La silhouette qui s'impose dès l'entrée dans le quartier est celle de la Pagode des Fleurs, Huata (花塔) en mandarin. Haute de 57,6 mètres, elle compte neuf étages visibles de l'extérieur et dix-sept niveaux intérieurs. Sa forme octogonale, typique des pagodes du sud de la Chine à partir de l'époque Song, lui confère une légèreté visuelle que les pagodes carrées du nord n'ont pas. C'est ce bâtiment que les visiteurs désignent souvent par l'expression "pagode Huata de Guangzhou" dans leurs recherches, et qui constitue le symbole visuel principal du temple des Six Banians.

    La structure actuelle date en grande partie de la reconstruction de 989, avec des restaurations successives sous les Ming et les Qing. Les avant-toits à double courbure, les tuiles vernissées vert et jaune, et les bas-reliefs sculptés sur chaque registre donnent à la pagode son caractère floral, qui explique son surnom populaire. À l'intérieur, un escalier en colimaçon permet de monter jusqu'aux niveaux supérieurs, selon les règles d'accès en vigueur lors de votre visite.

    Le plan du temple suit l'organisation classique des monastères bouddhistes chinois : une succession d'enceintes et de halls alignés sur un axe nord-sud, chacun dédié à une fonction précise.

    Espace Fonction Détail notable
    Porte principale Entrée solennelle, marqueur du passage entre le profane et le sacré Flanquée de deux Gardiens célestes (Heng Ha Er Jiang)
    Hall des Quatre Rois Célestes Protection des quatre directions cardinales Statues polychromes des Devarāja, divinités gardiennes du Dharma
    Hall principal (Daxiong Baodian) Hall de vénération central Triptyque de Bouddhas en bronze plaqué or, hauteur approximative 6 mètres
    Hall des Cinq Cents Luohan Vénération des arhats (disciples accomplis du Bouddha) Rangées de statues individualisées, aucune identique
    Pagode des Fleurs (Huata) Conservation de reliques, axe vertical symbolique 57,6 m, neuf étages extérieurs, dix-sept niveaux intérieurs

    Statues, reliques et symbolique bouddhiste

    Le cœur du hall principal abrite un triptyque de trois Bouddhas en bronze doré, représentant les Trikāya : le corps de transformation (Nirmānakāya), le corps de jouissance (Sambhogakāya) et le corps de Dharma (Dharmakāya). Cette triade, courante dans les temples du bouddhisme Mahâyâna chinois, exprime les trois dimensions de l'éveil selon cette tradition.

    À l'arrière du hall principal se trouve une statue de Guanyin (觀音), le bodhisattva de la compassion, vénéré sous une forme féminine dans le bouddhisme chinois. Contrairement à sa forme masculine originelle, Avalokitesvara, dans le bouddhisme indien et tibétain, la représentation de Guanyin a évolué progressivement vers une iconographie féminine à partir de l'époque Tang. Cette transformation est un exemple frappant d'adaptation locale du Dharma sur le sol chinois.

    Statue de Bouddha en bronze doré dans le hall principal du temple bouddhiste Chan de Guangzhou
    Le triptyque de Bouddhas en bronze doré du hall principal exprime les trois corps (Trikāya) de l'éveil selon le Mahâyâna.

    Le Hall des Cinq Cents Luohan mérite une attention particulière. Les Luohan (羅漢, translittération du sanskrit "arhat") sont des disciples du Bouddha ayant atteint le nirvana. Dans la tradition Chan, ils occupent une place symbolique forte : chaque statue représente un maître différent, avec une physionomie, une posture et des attributs propres. Parcourir cette galerie revient à lire, en images, une partie de l'histoire de la transmission du Dharma en Asie orientale.

    Quant aux reliques évoquées dans la fondation du temple (des cheveux du Bouddha Shakyamuni, selon la tradition monastique locale), elles sont conservées dans un reliquaire enchâssé sous la pagode. Cette croyance en la présence physique de restes sacrés est commune à de nombreux monastères du bouddhisme du Nord : les stupas et pagodes chinoises en sont souvent l'enveloppe architecturale directe. Ce dispositif témoigne d'une continuité entre la tradition indienne du stupa et son interprétation architecturale chinoise dans la pagode.

    L'école Chan : tradition bouddhiste du Liurong Si

    Le temple des Six Banians appartient au bouddhisme Chan (禪宗), l'une des grandes écoles du Mahâyâna qui s'est développée en Chine à partir du VIe siècle. Le Chan met l'accent sur la méditation directe et l'éveil soudain plutôt que sur l'étude textuelle ou le rituel élaboré. Dans les faits, la vie monastique au Liurong Si intègre les deux dimensions : pratique contemplative et cérémonie rituelle coexistent selon le calendrier liturgique.

    Guangzhou occupe une place centrale dans cette tradition. C'est en effet dans la région que le sixième patriarche du Chan, Huineng (638-713), a passé une partie de sa vie et enseigné. Son texte, le Sûtra de la Plateforme (Liuzu Tanjing, 六祖壇經), est le seul texte rédigé par un auteur chinois à avoir reçu le titre de "sûtra" dans la tradition Chan. Cette distinction considérable témoigne de l'autorité accordée à sa pensée dans le bouddhisme Chan du sud. Le temple des Six Banians, fondé deux siècles avant Huineng mais inscrit dans la même région et la même tradition, est souvent visité conjointement avec d'autres sites liés à son enseignement dans le Guangdong.

    "L'esprit d'éveil n'est pas différent de l'esprit ordinaire."

    Principe central de l'école Chan, tel que formulé dans la tradition du sixième patriarche Huineng (Sûtra de la Plateforme, VIIIe siècle)

    Le Chan chinois est le parent direct du Zen japonais (禅, même caractère, lecture japonaise). Cette filiation explique pourquoi certains visiteurs occidentaux pratiquant le Zen se rendent au Liurong Si comme à une source historique : géographiquement et historiquement, le bouddhisme Chan du Guangdong fait partie du même courant de transmission que celui qui a traversé la mer du Japon pour devenir le Zen.

    Robe Kesa Moine bouddhiste
    🙏 La reco de Ananda

    Robe Kesa Moine bouddhiste

    Dans la tradition Chan telle qu'elle est pratiquée au Liurong Si, la kesa est la robe monastique portée par les moines lors des cérémonies. Elle symbolise, selon la tradition bouddhiste, l'appartenance au Sangha et la transmission du Dharma à travers les générations. Cette pièce est fabriquée selon les normes de la robe monastique bouddhiste classique, en tissu structuré de couleur ocre.

    109.90 EUR

    Voir le produit →

    Le Liurong Si dans le pèlerinage bouddhiste de Guangzhou

    Guangzhou compte plusieurs temples bouddhistes actifs, mais le Liurong Si s'impose comme le plus visité et le plus symboliquement chargé pour les amateurs d'histoire du bouddhisme. Avec le temple Guangxiao (光孝寺), le temple Hualin (华林寺) et le temple Haichuang (海幢寺), il forme le quatuor des grands temples bouddhistes de la ville. Les historiens du bouddhisme chinois désignent parfois ce groupe sous l'expression "si da conglin" (les quatre forêts monastiques), bien que les appellations varient selon les sources.

    Le Guangxiao Si est souvent mentionné comme plus ancien encore. Ses origines sont généralement datées du IIIe siècle, et il est directement associé à Huineng, qui y fut tonsuré selon la tradition. Ces deux temples constituent un circuit naturel pour qui s'intéresse au bouddhisme Chan dans sa dimension historique et géographique. Ils sont distants de moins de deux kilomètres à pied, ce qui en fait une combinaison logique pour une demi-journée de visite.

    Pour les fidèles locaux, le temple des Six Banians est un lieu de pratique régulière : on y vient brûler de l'encens aux dates lunaires importantes, lors des grandes fêtes bouddhistes (notamment le Vesak, célébration de la naissance, de l'éveil et du parinirvāna du Bouddha, au quatrième mois lunaire), et pour les cérémonies liées au cycle de vie. La fréquentation touristique internationale reste forte depuis les années 2000, le temple étant systématiquement référencé dans les circuits de Guangzhou sous les termes "Liurong Si", "pagode Huata" ou "temple bouddhiste Guangzhou".

    Cour intérieure du temple des Six Banians à Guangzhou avec brûleur d'encens en bronze
    La cour centrale du Liurong Si, lieu de rassemblement des fidèles lors des grandes fêtes du calendrier lunaire bouddhiste.

    Localisation, accès et informations pratiques pour votre visite

    Le temple se trouve au 87 rue Liurong (六榕路), district de Yuexiu, Guangzhou (Canton), province du Guangdong. C'est l'un des quartiers les plus centraux de la ville, à quelques minutes à pied de la station de métro Gongyuanqian (公园前), sur les lignes 1 et 2 du métro de Guangzhou.

    Les horaires d'ouverture habituels sont de 8h00 à 17h30, sept jours sur sept. Ces horaires peuvent varier lors des grandes fêtes bouddhistes ou des périodes de travaux. Un droit d'entrée est demandé, autour de 5 yuan par personne selon les dernières informations disponibles. Les tarifs évoluant régulièrement, une vérification auprès des sources officielles ou de l'application Baidu Maps avant votre départ reste utile.

    Sur le code vestimentaire : aucune tenue liturgique n'est exigée des visiteurs non pratiquants, mais les épaules couvertes et les tenues discrètes sont de bon ton. À l'intérieur des halls de prière, circuler calmement et ne pas déranger les fidèles en méditation ou en prière relève du respect élémentaire du lieu.

    La photographie est généralement autorisée dans les espaces extérieurs, la cour et aux abords de la pagode. À l'intérieur des halls de culte, elle peut être limitée ou interdite selon les espaces. Des panneaux indiquent les zones concernées. En cas de doute, vérifier auprès du personnel sur place avant de sortir votre appareil.

    Tableau Mural Bouddha
    🙏 La reco de Ananda

    Tableau Mural Bouddha

    Dans les halls du temple des Six Banians, les représentations du Bouddha en bronze côtoient des panneaux calligraphiés qui rappellent les principes du Chan. Ce tableau mural, imprimé sur toile tendue, reproduit une iconographie inspirée de cette tradition artistique bouddhiste chinoise. Il constitue un rappel visuel sobre, dans un intérieur contemporain, de l'esthétique contemplative des temples du Guangdong.

    À partir de 28.90 EUR

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    Le temple dans son quartier : entre dévotion et vie urbaine

    Le Liurong Si n'est pas un temple musée isolé derrière des grilles. Il s'inscrit dans le tissu urbain dense du district de Yuexiu, l'un des quartiers les plus anciens de Guangzhou. Autour de lui : commerces de proximité, vendeurs d'encens et d'objets votifs, restaurants cantonais. Cette proximité du sacré et du quotidien est caractéristique des grands temples bouddhistes urbains en Chine, où la pratique religieuse ne s'est jamais totalement séparée de la vie de rue.

    À quelques minutes à pied, le temple Guangxiao (光孝寺) offre un contrepoint intéressant : plus austère, moins touristique, ses cours ombragées et ses stèles inscrites parlent à ceux qui cherchent un contact plus silencieux avec la tradition Chan. Les tableaux et représentations du Bouddha que l'on trouve dans ces temples témoignent d'une iconographie affinée sur des siècles d'échanges entre la Chine du Sud, l'Inde et le reste de l'Asie du Sud-Est.

    Le quartier de Yuexiu abrite également le Parc Yuexiu et la Tour Zhenhai, qui permettent d'élargir la visite à l'histoire de la ville dans son ensemble. Prévoir une demi-journée minimum pour le temple seul, une journée complète si vous combinez avec les sites voisins.

    Pour ceux qui souhaitent prolonger leur rapport au bouddhisme Chan au-delà de la visite, la collection de bijoux bouddhistes propose des pièces ancrées dans cette même tradition symbolique. Pour mieux comprendre les objets rituels observés dans les halls, la collection déco bouddhiste rassemble des références aux significations documentées.

    Questions fréquentes sur le temple des Six Banians

    Pourquoi ce temple s'appelle-t-il "des Six Banians" ?+

    Le nom vient du poète Su Dongpo (Su Shi), qui visita le temple en 1099 et calligraphia les caractères "六榕" (liù róng, "six bananiers") en hommage aux six arbres qui ornaient alors la cour. La calligraphie fut apposée sur un panneau à l'entrée et le nom finit par supplanter les appellations antérieures. Les arbres ont disparu depuis longtemps, mais le nom est resté. En mandarin, le temple des Six Banians se dit Liurong Si (六榕寺).

    Quelle est la différence entre le temple des Six Banians et le temple Guangxiao à Guangzhou ?+

    Les deux temples sont bouddhistes Chan et situés dans le district de Yuexiu, à moins de deux kilomètres l'un de l'autre. Le Guangxiao Si (光孝寺) est généralement considéré comme plus ancien (ses origines sont souvent datées du IIIe siècle) et est directement associé au sixième patriarche Huineng, qui y fut tonsuré. Le Liurong Si est plus connu des visiteurs étrangers, notamment pour sa pagode Huata iconique. Les deux méritent une visite si vous êtes à Guangzhou.

    Qu'est-ce que la pagode Huata et quel est son intérêt historique ?+

    La Huata (花塔), ou Pagode des Fleurs, est la tour octogonale de 57,6 mètres qui domine le temple des Six Banians. Sa structure actuelle remonte à la reconstruction de 989 sous la dynasty Song du Nord, avec des restaurations sous les Ming et les Qing. Son nom populaire vient des motifs floraux sculptés sur ses neuf étages extérieurs. À l'intérieur, dix-sept niveaux abritent un reliquaire contenant, selon la tradition monastique locale, des restes du Bouddha Shakyamuni. C'est la pagode la plus connue de Guangzhou et l'un des exemples les mieux conservés d'architecture pagodique Song dans le sud de la Chine.

    Quel est le temple bouddhiste le plus célèbre de Chine ?+

    La réponse varie selon la tradition bouddhiste concernée. Le temple Shaolin (少林寺), dans le Henan, est probablement le plus connu à l'international, notamment pour son lien avec le bouddhisme Chan et les arts martiaux. Le temple Lingyin (灵隐寺) à Hangzhou est l'un des plus visités. Pour le bouddhisme tibétain (Vajrayâna), le Jokhang à Lhassa est la référence centrale. Le temple des Six Banians de Guangzhou, lui, occupe une place de premier plan dans l'histoire du Chan dans le sud de la Chine.

    Peut-on assister à des offices ou cérémonies au Liurong Si ?+

    Le temple est un lieu de culte actif. Des cérémonies matinales ont lieu quotidiennement, généralement très tôt (autour de 6h-7h). Les visiteurs peuvent observer ces offices depuis les espaces dédiés, à condition de se tenir en retrait et de respecter le silence. Les grandes fêtes bouddhistes, notamment le Vesak (Fête du Bouddha) et les dates du calendrier lunaire, donnent lieu à des cérémonies plus importantes et plus fréquentées.

    Comment se rendre au temple des Six Banians depuis le centre de Guangzhou ?+

    La station de métro la plus proche est Gongyuanqian (公园前), accessible sur les lignes 1 et 2 du métro de Guangzhou. Depuis la sortie, le temple se trouve à environ 10 minutes à pied en direction du nord-ouest, rue Liurong. Les applications de navigation locales (Baidu Maps, Gaode) indiquent le trajet précis depuis n'importe quel point de la ville. L'adresse exacte est : 87 rue Liurong (Liurong Lu), district de Yuexiu, Guangzhou.