Un Bouddhiste Croit-il En La Réincarnation ?

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Un Bouddhiste Croit-il En La Réincarnation ?

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Le terme réincarnation est toujours utilisé dans les films documentaires, les livres et les phénomènes paranormaux. Mais quand on parle du bouddhisme, cela éveille aussi notre curiosité.

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Quel est le lien entre le bouddhisme et la réincarnation ? Les bouddhistes y croient-ils ?

Généralités sur la réincarnation

D'un point de vue général, la réincarnation peut avoir plusieurs définitions mais le sens et la signification restent les mêmes. WARCOLLLIER, auteur du livre Télépathie, définit la réincarnation comme « un phénomène par lequel l'âme, après la mort physique, s'incarne à nouveau dans un autre corps humain (ou successivement dans plusieurs), afin de poursuivre son évolution spirituelle. »

DURRY, l'auteur du livre Nerval, la définit comme « Nouvelle forme de vie charnelle après la mort. » PROUST dans son livre intitulé Guermantes affirme que la réincarnation est une « évocation d'une personne par une autre personne qui lui ressemble ou réapparaît telle ou telle sous une forme différente mais analogue à la précédente. » Enfin, étymologiquement, le mot réincarnation se compose comme suit : Ré-in-carnation dont la racine est « carn » qui signifie chair, l'idée est que l'âme d'un corps humain pénètre dans un autre corps humain.

Signification de réincarnation selon le bouddhisme

Dans le bouddhisme, le mot réincarnation est rarement utilisé. Les bouddhistes utilisent plus souvent le terme « renaissance ». Comme indiqué plus haut, la notion de réincarnation implique l'existence d'une âme immortelle qui passe d'un corps à un autre. Tant qu'un individu est vivant, son esprit et son corps sont liés et séparés seulement à sa mort. Chaque élément a son propre continuum. Le corps devient cadavre, et l'esprit reste immortel, il prend possession d’un autre corps. Cela implique la notion de vie et de mort, c'est-à-dire que l'individu existe lorsque sa mère l'a mis au monde, puis disparaît lorsqu'il est mort. Il cesse alors d'exister, mais son âme, elle, continue à s'animer.

Selon le bouddhisme, la réincarnation admet que les êtres humains naissent à plusieurs reprises pour parvenir à la libération complète, surtout celle de l'ignorance. En effet, au moment de la réincarnation, le Karma intervient et se manifeste sous forme d'empreintes de nos actions. À cet égard, Bouddha a cité : « Il n'y a rien de constant à part le changement. »

La réincarnation du Xème Panchen Lama

Serge-Christophe KOLM, l'auteur du livre Le Bonheur-liberté, admet que la réincarnation est une réalité du monde physique qui ne se détache pas du transcendant spirituel et n'est pas une réalité objective. Pour mieux comprendre la réincarnation, les quatre consolations selon le Kalama Sutta indiquent que son but dans le bouddhisme est de mettre fin à la souffrance.

La deuxième consolation confirme cette perception : « Supposons qu'il n'y a pas d'au-delà et qu'il n'y a pas de fruit, de résultat, des actions faites, bonnes ou mauvaises. Pourtant, dans ce monde, ici et maintenant, libre de haine, libre de méchanceté, sain et sauf, et heureux, je me maintiens. »

En outre, Bouddha a enseigné les Quatre Nobles Vérités qui représentent la souffrance, la cause de la souffrance, la cessation de la souffrance et le chemin menant à la souffrance. Cette souffrance est à l'origine de l'insatisfaction sous toutes ses formes. Les bouddhistes perçoivent la renaissance, aussi connue sous le nom de réincarnation, comme une occasion de sortir du cycle du samsara.

Le mouvement bouddhiste hinayana favorise l'éveil personnel, l'être devenant ainsi un Arhat et quittant le samsara pour atteindre le Nirvana, tandis que les écoles mahayana favorisent l'éveil altruiste du bodhisattva, ce dernier restant volontairement en samsara pour aider son entourage à s’illuminer.

Réincarnation selon le bouddhisme tibétain

La reconnaissance de la réincarnation est la particularité du Tibet. Les bouddhistes tibétains reconnaissent les deux types de réincarnation qui sont : la réincarnation de l’individu ordinaires et la réincarnation de l’Arya.

Le premier type est la réincarnation d'un individu ordinaire. Contrairement à Arya, elle n'a pas cette même liberté et doit se soumettre à la renaissance.

Le second type concerne Arya, qui se réfère à l'être qui ne naît pas de nouveau en Samsara, c'est-à-dire qui n'est pas prisonnier du cycle existentiel, car il est libéré des lois du karma. Il y a deux catégories d'Arya : Arya qui est Bouddha et Arya qui n'est pas encore Bouddha. Pour ces derniers, également appelés réincarnation de non-Arya, il comprend, d'une part, les SRAVAKAS ou auditeurs et les PRATYEKA BOUDDDHAS, tous deux cherchent le Samsara, c'est-à-dire la libération de la souffrance et, d'autre part, les BODHISATTVAS.

Cependant, au XIIe siècle, au Tibet, la coutume veut qu'on veuille se réincarner en certains personnages. Ceci est possible dans le cas d'un Maître décédé, parfois ses disciples le souhaitent.

Tulkous tibétain et le principe de lignée d’incarnations

La lignée des incarnations est principalement basée sur la réincarnation selon le bouddhisme. C'est un principe fondamental du bouddhisme reconnu et accepté par tous les bouddhistes et pratiquants. Certes, ce phénomène de la lignée de l'incarnation est né au Tibet, mais il ne s'est pas produit avec le bouddhisme.

La lignée Karmapa est la lignée dominante, un principe est apparu en même temps que son fondement, le Tulkus tibétain. Les Dalai Lamas sont des Tulkus, ce sont des personnes importantes dans une communauté bouddhiste. Ceux qui sont désignés comme dalaï-lama ont une grande responsabilité envers les peuples bouddhistes. Ils ont le pouvoir d'identifier une réincarnation par le respect des préceptes bouddhistes et des pratiques des enseignements du Bouddha. Ce sont donc les laïcs qui n'ont jamais failli à leur devoir et qui ont pratiqué des pratiques conformes à celles de l'ère du Bouddha.

Le bouddhisme tibétain a ses propres positions et sa propre hiérarchie religieuse. Ces deux caractéristiques ont été établies sous l'Empire Mongol. En même temps, un maître n'occupait pas la même place qu'un maître actuel, comme dans le cas de Maître Milarepa.  Cependant, il a toujours été le détenteur de la lignée Kagyu jusqu'à ce jour. Au sein de cette lignée, il existe une autre structure religieuse. L'attribution des titres et des fonctions ne dépend donc pas de l'expérience ou du dévouement à la religion.


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