Les Interdits Du Bouddhisme

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Les Interdits Du Bouddhisme

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Comme dans toutes les autres religions, il existe des interdits dans le bouddhisme. Mais ceux- ci ne sont pas appelés comme tels, mais plutôt comme règles ou bases de fondement de la religion en vue de l’atteinte du Nirvana. Ce dernier est le but ultime pour les bouddhistes. Mais que faut-il donc savoir à propos de ces règles ? On va les présenter dans cette rubrique.

interdits du bouddhisme

Les cinq préceptes du bouddhisme

Toutes les religions du monde sont fondées sur des principes fondamentaux de la bonne conduite tout en interdisant à leurs adeptes de se livrer aux actes répréhensibles et aux comportements pouvant nuire à la société. Les règles peuvent être qualifiées de simples, mais elles sont quand même très importantes. Elles constituent la base des valeurs de vie pour que tout le monde puisse vivre heureux en communauté. Ainsi, les gens de la population qui doivent suivre les cinq préceptes de vie suivants sont appelés « les layma ».

Pas de mort

Dans le premier précepte de Bouddha, il ne faut pas commettre de meurtre, ne pas tuer un être vivant, ne pas avoir l’intention de détruire une vie. Le fait de ne pas respecter cela entraînera un mauvais karma.

Pas de vol

Le vol n’est pas toléré dans le monde du bouddhisme. Le fait de voler la richesse ou la propriété d’une autre personne est strictement interdit. Le vol peut se manifester de différentes façons, il peut être direct ou indirect.

Pas d’inconduite sexuelle

La pratique de la luxure est interdite. L’adultère et le viol sont logiquement interdits. En plus de cela, il faut garder en tête qu’il ne faut pas avoir de rapport avec une personne placée sous la protection d'un parent ou avec quelqu'un qui est déjà marié. La pratique d’inconduite sexuelle est considérée comme malsaine. La pratique de la luxure est en même temps synonyme d’expression d'avidité et de violence.

Pas de mensonge

Le mensonge n’est pas non plus toléré. Le fait de défigurer une vérité est déjà considéré comme mentir. Les bouddhistes sont toujours encouragés à dire la vérité même si elle est blessante. Le fait de ne pas émettre de fausses paroles invite à donner une valeur sacrée au mot, car selon le bouddhisme, la véracité est une source de confiance. La parole fausse est celle qui prend ses racines dans l'avidité, la haine ou la peur.

Pas de substances intoxicantes

La consommation de drogue ou d’alcool est en effet interdite chez les bouddhistes. Elle engendrera une perte de la prise de conscience. Dans certains pays bouddhistes, ce dernier précepte est interprété comme nécessitant l'abstention totale de la prise de boissons alcoolisées. Or dans d'autres pays, il est interprété comme nécessitant la modération dans la prise de quoi que ce soit.

Par ailleurs, après l’obtention du titre de novice, les jeunes moines et nonnes acceptent de suivre alors 10 préceptes, composés des 5 préceptes de bases qui ont déjà été cités ci-dessus et des cinq autres préceptes suivants. On doit s’abstenir de consommer de la nourriture entre midi et l’aube. Les jeunes moines et les nonnes prennent le déjeuner du matin et le dîner du midi puis plus rien. Cette règle est valable pour les pays chauds et pour les moines en santé. Ils peuvent manger à d’autres moments dans les pays froids, quand ils sont en voyage ou malades.

Ensuite, il faut s’abstenir de danser, de chanter, d’écouter de la musique et d’assister à des spectacles. En aucun cas, cela ne doit de devenir une addiction. Après, il faut aussi s’abstenir d’utiliser des parfums, des cosmétiques ainsi que des ornements. L’utilisation d’autres produits comme des crèmes pour la peau sont seulement permises pour des raisons médicales. Outre ceux-ci, il est impératif de s’abstenir de s’installer à des places plus hautes que des êtres nobles ou être à des places réservées à de tels êtres. Enfin, il ne faut pas accepter ou utiliser de l’or ou de l’argent que ce soit du métal ou de la monnaie.  Les moines ne prennent jamais l’argent de main à main.

L’interdit alimentaire chez les variations bouddhistes

Le Végétarisme bouddhique est aussi appelé comme pratique alimentaire. Il va au-delà du simple concept de végétarisme qui exclut la consommation de chair animale. Pour lui, le fait de ne pas consommer de la viande a une histoire et des bases philosophiques précises, spécifiques au bouddhisme. Le bouddhisme adopte une gamme de positions, mais sur un fond qui valorise surtout le végétarisme.

En effet, les bouddhistes tibétains, thaïlandais, birmans, sri-lankais mangent de la viande. Quand le Dalaï Lama s’est prononcé en faveur du végétarisme, cela a pour effet de changer les habitudes alimentaires. Mis à part les populations mentionnées plus haut, afin d’éliminer tout risque de souffrance causée aux animaux, la plupart des bouddhistes deviennent des végétariens.

Il faut noter que le poisson et la viande sont purs à condition de respecter les trois points suivants à savoir le fait de ne pas avoir vu, entendu, ni suspecté que les animaux ont été tués spécifiquement pour le moine.

Les interdits pendant la méditation

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La méditation requiert un grand effort de concentration et un tant soit peu de distraction peut réduire cette concentration à néant. L'aspirant qui désire s'engager profondément dans le bouddhisme ou dans la voie bouddhique doit être sûr de ne pas être distrait par une source externe de préoccupation. Il doit avoir pris toutes les précautions préalables pour qu'aucune cause d’inattention ne s'impose à lui. Pour faire bref, en aucun cas l’aspirant ne doit être dérangé ou être perturbé. Leurs sujets de préoccupation sont les suivants le lieu de méditation, la famille, les sources de rémunération, la société, le travail, les voyages, les maladies, l'éducation.

Le lieu de méditation

Il est toujours possible d'être distrait aux temples ou par l'endroit choisi. La pièce occupée ou encore l’ensemble des choses qui composent ses environnements peuvent aussi être source de distraction.

La famille

Certains moines peuvent se sentir très concernés par le devenir des membres de leur famille. Or, lors de la méditation, il est interdit de recevoir des visites. Cela a pour but de bien se concentrer.

Les sources de rémunération

Il s'agit entre autres des moyens d'existence habituels. Pour le moine qui s'engage dans la voie bouddhique, les sources de rémunération doivent être abandonnées ou être déléguées en d'autres mains, ce qui est toujours synonyme d’un abandon. Il est donc interdit d’accepter de l’argent.

La société

Elle englobe tout ce qui est autour à savoir les amis, les relations de travail, les relations de voisinage. Il est donc interdit de prendre contact avec la société pendant la pratique longue de la méditation. Le moine est même encouragé à se couper avec la vie mondaine.

Les activités

Il s'agit des ordres, des instructions, des recommandations qui ont été attribués dans la vie quotidienne et professionnelle par la société. Toutes les affaires doivent être réglées et les instructions, préparées avant les périodes de réclusion longues. Il est donc interdit de pratiquer toutes activités à part la méditation à l’obtention du statut de moine.

Les voyages

Les éventuels projets de voyage ne doivent pas interférer avec le travail sur soi que ce soit physique ou intellectuelle.

Les maladies.

En prévision d'une longue période de réclusion, il faut penser à faire une provision de médicaments afin de ne pas être surpris et déconcentré par l'apparition d'une maladie.

L'éducation.

Dans le cas où l'aspirant est toujours un étudiant, en aucun cas il ne doit être troublé par le retard dans ses études.

En sommes, vu que la méditation est un des moyens pour atteindre le Nirvana en se détachant de toutes sortes de choses matérielles, sa pratique ne doit donc pas être prise à la légère. D’où le fait d’être concentré à cent pour cent et surtout de ne pas être distrait.

Les interdits après la nomination de moine

Le statut de moine également appelé bhikkhu ne peut être acquis qu’après avoir fait un long périple d’études et de recherches en suivant la voie du bouddha et ses enseignements. Ceux qui ont reçu ce statut doivent donc à partir de maintenant respecter un total de 227 règles. Pour la plupart, elles sont essentielles pour vivre en harmonie avec la communauté. Les autres permettent d’atteindre un seul but à savoir le Nirvana. Ces règles peuvent être catégorisées comme suit : La conduite sexuelle, La Conduite vis-à-vis de la communauté, la Conduite à propos des codes vestimentaires, La Conduite vis-à-vis des femmes.

Conduite sexuelle

Il est formellement interdit pour un moine d’avoir de rapport sexuel. S’il le fait quand même, il perd son statut de moine à vie et il sera considéré comme déchu. Mettre sa partie intime dans un plâtre, un préservatif tout en portant des vêtements laïcs est également interdit et peut mener à la perte de statut.

Il est en outre interdit pour le moine de proposer un rapport sexuel à une femme. Si, avec un état d’esprit lucide et de pleine conscience, un moine propose indécemment à une femme de copuler avec lui ou un autre, cela entraînera une réunion de la communauté qui par la suite décidera de son sort. Il est interdit de dire des sottises ou des propos non fondés tels que les filles qui souhaitent renaître dans de bonnes conditions doivent lui offrir leur corps.

Conduite vis-à-vis de la communauté

Il ne faut pas non plus voler. Si un moine, avec l’intention de voler, s’empare de la possession d’autrui, il perdra son statut de moine à vie. Si un bhikkhu s’empare d’un objet abandonné par son propriétaire ou appartenant à un animal, il ne commet pas l’acte de vol. Dès l’instant où un bhikkhu déplace un objet avec l’intention de le voler même s’il n’avait pas encore cette intention au moment de s’en emparer ou même si ensuite il le laisse, à ce moment-là l’acte de vol sera commis. Si un bhikkhu fait voler un objet par une autre personne, il sera banni du Sangha.

Le meurtre n’est pas non plus permis. En effet, si un moine tue un être humain ou l’intention de donner la mort, il perd son statut de bhikkhu à vie. Dans le cas suivant, si un moine met délibérément à disposition d’une personne qui veut mourir une chose susceptible de le tuer ou encore s’il expose les avantages de la mort à une personne malade, il perdra tout de suite son statut surtout si la personne vient à mourir.  

En outre, il ne faut pas non plus créer de division au sein du sangha ni avoir la tentation de briser l’équilibre ou l’harmonie qui existe entre les membres.

Conduite à propos des codes vestimentaires

Savoir s’habiller correctement est important chez les moines. Ces derniers sont obligés de porter la robe du haut et du bas correctement mis autour de soi, de façon à laisser les bords réguliers. Il convient de mettre sa robe du bas de façon à cacher son nombril. Le bord du bas de cette robe doit descendre à huit doigts en dessous du genou, et rester régulier tout autour. Quant au bord du bas de la robe du haut, il doit descendre à quatre doigts en dessus du genou, et rester régulier tout autour.

Par ailleurs, il ne faut pas se faire laver ou teindre sa robe par une nonne qui n’est pas de sa famille. Si un moine fait laver, teindre ou frapper sa vieille robe par une bhikkhunī qui n’est pas incluse dans les sept générations de sa famille, il commet une faute. Cette dernière exige alors un abandon de la robe et entraîne le fait de se repentir de ses actes. Aussitôt qu’une robe a été portée ou utilisée comme oreiller, elle est considérée comme vieille.

Conduite vis-à-vis des femmes

Il est interdit pour un moine de tenir des propos grossiers à une femme. Dans le bouddhisme, la femme a une valeur et une place importante au sein de la communauté. Si, avec un état d’esprit lubrique, un bhikkhu s’avise à exprimer des propos grossiers qui concernent la copulation ou la sodomie, cela entraîne une réunion du sangha.


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