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    Nom Des Femmes Bouddhistes Connues

    Nom Des Femmes Bouddhistes Connues Image

    Le bouddhisme se répand aux quatre coins du monde depuis plus de deux millénaires et demi. Dans les pays occidentaux, cette tradition jouit d'une réputation d'ouverture et de tolérance. Mais cette ouverture s'applique-t-elle aussi aux fonctions exercées par des femmes bouddhistes ? La réponse est nuancée : les textes fondateurs reconnaissent pleinement la capacité des femmes à atteindre l'Éveil, tandis que les structures monastiques historiques ont souvent limité leur accès à l'ordination complète. Voici un regard factuel sur les noms, les figures et les réalités de la vie féminine au sein du Dharma.

    ⭐ À retenir

    • Les prénoms féminins bouddhistes portent des significations liées à des émotions positives ou à des figures divines de la tradition tibétaine.
    • Les femmes peuvent recevoir l'ordination monastique complète dans plusieurs branches du bouddhisme, selon des règles codifiées dans le Vinaya Pitaka.
    • Tara, Bodhisattva féminine vénérée, est une figure centrale du bouddhisme tibétain depuis au moins le Xe siècle.
    • Les cinq cents femmes du clan Sakya, proches du Bouddha historique, sont considérées comme les premières à avoir atteint la pleine ordination.

    Les noms bouddhistes féminins les plus courants

    Des milliers d'enfants naissent chaque jour dans des communautés bouddhistes à travers le monde. Choisir un prénom bouddhiste pour une fille, c'est souvent ancrer une intention : joie, sagesse, protection, sincérité. Voici quelques prénoms féminins de tradition tibétaine avec leur signification :

    • Bhasundara : réfère à la déesse tibétaine de la prospérité ;
    • Amala : signifie "Honorable Mère" ;
    • Ceba : signifie "chérir" ;
    • Chesa : représente la grandeur ;
    • Chewa : représente la force et la puissance ;
    • Chöden : signifie sincérité ;
    • Denchen : fait référence à la santé et au bonheur ;
    • Gawa : signifie joie.

    Chaque prénom correspond à une émotion positive ou désigne une figure spirituelle. Cette pratique de nommer en fonction du Dharma reflète une volonté de placer l'enfant, dès sa naissance, sous une intention bienveillante.

    💡 Le savais-tu ?

    Dans la tradition tibétaine, le prénom d'un enfant est parfois attribué par un lama après une consultation astrologique. Ce prénom peut changer si le bébé tombe malade, signe que le nom choisi n'était pas en harmonie avec son karma.

    Mala tibétain posé sur un manuscrit ancien avec des pétales de lotus séchés
    La transmission des noms et des vœux s'est faite pendant des siècles par des textes monastiques et des objets rituels.

    Les missions dans le bouddhisme pour les femmes

    Comme dans d'autres traditions religieuses, les structures et les désignations de fonctions varient considérablement dans le bouddhisme. Cette variation tient aux différences entre les traditions (Théravâda, Mahâyâna, Vajrayâna) et aux cultures des pays où elles se sont implantées. L'organisation des monastères tend à suivre une structure horizontale, fondée sur l'ancienneté d'ordination plutôt que sur une hiérarchie centralisée.

    femme-bouddhiste

    Dans certains pays comme la Thaïlande ou la Chine, l'État nomme des fonctionnaires pour superviser la vie monastique et peut participer à la désignation de hauts dignitaires. En Thaïlande, le Conseil suprême de la Sangha relève officiellement de l'autorité de l'État. Dans d'autres contextes, les communautés bouddhistes agissent de façon autonome. Au Tibet, certains moines occupaient historiquement des fonctions à la fois spirituelles et administratives, un modèle de gouvernance théocratique propre à cette région.

    Le sens de la vie monastique bouddhiste pour les femmes

    Dans le contexte religieux bouddhiste, l'âge d'entrée au monastère se situe généralement autour de sept ans. L'ordination complète, elle, requiert d'avoir atteint vingt ans. Ce cadre vaut pour les hommes. Pour les femmes bouddhistes, le processus est différent : une période de formation de deux ans, dite "siksamana", précède la demande d'accès à l'ordination complète. Ce temps d'essai est documenté dans le Vinaya Pitaka, le recueil de règles monastiques du canon pali.

    L'ordination bouddhiste désigne l'acte liturgique par lequel une personne entre formellement dans la communauté monastique, la Sangha. Deux niveaux existent. Le premier, le noviciat (pravrajya), ouvre les portes du monastère. Le second, l'ordination complète (upasampada), confère le statut plein de moine (bhikkhu) ou de moniale (bhikkhuni). Moines et moniales se distinguent des laïcs par leur robe drapée sur l'épaule et le bras gauches, et par leur crâne rasé.

    Mains de moniales bouddhistes en robe safran dans un geste d'offrande
    L'ordination des moniales suit un protocole strict hérité des textes du Vinaya Pitaka.

    Les règles à respecter par les moines et les moniales

    Dix préceptes fondamentaux s'appliquent aux novices, femmes et hommes confondus. La violation de l'un d'eux peut entraîner une suspension temporaire ou une exclusion. Certaines fautes considérées mineures sont purifiées lors d'une cérémonie de confession bimensuelle, célébrée à la pleine lune et à la nouvelle lune (la pratique du Patimokkha dans la tradition Théravâda).

    Pour l'ordination complète, les règles se multiplient. Les moines suivent entre 227 et 253 règles selon les écoles. Les moniales, elles, en observent entre 311 et 364. Les quatre interdictions majeures communes sont : le meurtre, le vol qualifié, les relations sexuelles et les fausses affirmations de facultés surnaturelles. Les moniales sont soumises à des règles supplémentaires, codifiées dans le "Bhikkhuni Vinaya", qui encadrent notamment leurs relations avec la communauté des moines.

    Critère Moines (bhikkhu) Moniales (bhikkhuni)
    Âge minimum d'ordination complète 20 ans 20 ans (+ 2 ans de siksamana)
    Nombre de règles (ordination complète) 227 à 253 311 à 364
    Retour dans l'ordre possible Oui, sous conditions Non
    Texte de référence Vinaya Pitaka Bhikkhuni Vinaya

    Ordre des moniales, comme celui des moines

    Contrairement au moine, une moniale qui quitte l'ordre, volontairement ou par sanction, ne peut pas y revenir. Cette asymétrie est notable. Les moniales ordonnées s'engagent à mener une vie de chasteté absolue jusqu'à la fin de leur vie.

    Le Bouddha historique, Siddhartha Gautama, appartenait au clan Sakya. Les cinq cents femmes de ce même clan sont les premières femmes qui ont atteint la pleine ordination dans la tradition bouddhiste. Parmi elles, Mahapajapati Gotami, tante et mère adoptive du Bouddha, est considérée comme la première bhikkhuni de l'histoire. Comme les moines, les moniales s'engagent à la patience et au respect de la non-violence. Cette instruction est transmise dans les textes canoniques de la façon suivante :

    "À partir d'aujourd'hui, ceci s'applique à vous : si vous êtes insulté, ne l'insultez pas. Si quelqu'un est en colère contre vous, ne réagissez pas avec colère. Si quelqu'un te frappe, ne riposte pas. Si quelqu'un se moque de toi, ne réagis pas en te moquant."

    Instruction transmise lors des vœux monastiques bouddhistes

    Quand les ordonnées prononcent leurs vœux, elles atteignent formellement l'ordination. Cette promesse s'observe jusqu'à la fin de la vie.

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    Tara, la femme bouddhiste bienveillante

    Tara est une Bodhisattva féminine : un être qui a atteint tous les degrés de perfection sauf le dernier, celui qui en ferait un Bouddha accompli. Elle choisit de rester accessible aux êtres souffrants plutôt que de s'abstraire dans le Nirvana. Au Xe siècle de notre ère, cette figure est devenue une divinité vénérée dans de nombreuses communautés bouddhistes. Née à l'intersection du bouddhisme tibétain et de l'hindouisme, elle est considérée comme la mère protectrice de la pratique bouddhiste. Son prénom lui aurait été donné par le Bouddha lui-même, selon la tradition tibétaine.

    En tant qu'être libérateur, Tara accompagne la Bodhisattva Avalokiteshvara, incarnation de la compassion. Elle protège les êtres des dangers, les guide, les accompagne et les encourage tout au long de leur vie. Sa figure démontre concrètement que femmes et hommes peuvent atteindre l'Éveil (Bodhi) de façon équivalente : c'est l'un des arguments fondateurs de l'ordination féminine dans le bouddhisme.

    Détail d'un thangka représentant Tara Verte avec ornements dorés sur fond turquoise
    Tara Verte, figure de compassion active, est l'une des représentations les plus vénérées du bouddhisme tibétain.

    Lire aussi : La Première Femme Moine Bouddhiste

    Signification des couleurs de la déesse Tara

    Tara se manifeste sous six aspects principaux, chacun associé à une couleur porteuse de sens dans l'iconographie du Vajrayâna :

    • Tara Verte : compassion active et activité éclairée - la forme la plus vénérée ;
    • Tara Rouge : transcription de l'illusion et du désir sublimé ;
    • Tara Bleue : libération des obstacles et transmutation de la colère ;
    • Tara Blanche : protection, longévité, pardon et libération ;
    • Tara Jaune : prospérité et énergie, particulièrement vénérée dans le courant Nyingmapa ;
    • Tara Noire : pouvoir et force de transformation.

    💡 Le savais-tu ?

    Dans la tradition tibétaine, Tara Verte est souvent associée à la figure de la princesse chinoise Wencheng et à la princesse népalaise Bhrikuti, toutes deux épouses du roi tibétain Songtsen Gampo au VIIe siècle. Ces deux femmes auraient joué un rôle clé dans l'introduction du bouddhisme au Tibet : elles auraient apporté chacune une statue de Bouddha dans leur dot.

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    Femmes bouddhistes qui ont marqué l'histoire du Dharma

    Au-delà des figures divines, des femmes bien réelles ont façonné la transmission du Dharma à travers les siècles. Mahapajapati Gotami, déjà citée, fut la première bhikkhuni reconnue par le Bouddha historique, après avoir insisté à trois reprises pour obtenir cette ordination. Son courage a ouvert une voie que des milliers de moniales ont empruntée après elle.

    Plus récemment, Pema Chödrön (née en 1936) est devenue l'une des enseignantes bouddhistes tibétaines les plus connues en Occident. Américaine d'origine, elle a reçu l'ordination dans la tradition Vajrayâna et enseigne principalement à l'abbaye de Gampo, au Canada. Ses livres, traduits en de nombreuses langues, ont introduit les pratiques du Tonglen et de la pleine conscience à des millions de lecteurs.

    Dipa Ma (1911-1989), maîtresse de méditation birmane de la tradition Théravâda, figure parmi les enseignantes laïques les plus respectées du XXe siècle. Veuve à 40 ans, elle se consacra entièrement à la pratique de la Vipassana et transmit ses enseignements à des maîtres occidentaux comme Jack Kornfield et Sharon Salzberg, qui ont contribué à populariser la méditation de pleine conscience en Europe et en Amérique du Nord.

    femme-bouddhisme

    Ces trajectoires montrent que la place des femmes bouddhistes connues dans l'histoire du Dharma est bien plus centrale que les structures monastiques traditionnelles ne le laissent parfois entendre. La pratique, l'enseignement et la transmission ne se limitent pas aux murs des monastères.

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    Questions fréquentes sur les femmes dans le bouddhisme

    Les femmes peuvent-elles devenir moniales bouddhistes ? +

    Oui. Le Bouddha historique a accordé l'ordination complète aux femmes, à la condition qu'elles observent les règles du Bhikkhuni Vinaya. La disponibilité de cette ordination varie cependant selon les pays et les traditions : elle est bien établie en Corée, à Taïwan et dans les pays bouddhistes du nord, mais reste limitée en Thaïlande ou au Sri Lanka, où elle est en cours de rétablissement.

    Qui est Tara dans le bouddhisme ? +

    Tara est une Bodhisattva féminine centrale dans le bouddhisme tibétain et le Vajrayâna. Elle se manifeste sous six couleurs, chacune symbolisant une qualité différente : compassion active (verte), longévité (blanche), transmutation de la colère (bleue), prospérité (jaune), pouvoir (noire) et sublimation des illusions (rouge). Elle est considérée comme la mère protectrice des pratiquants.

    Quelles sont les premières femmes à avoir été ordonnées dans le bouddhisme ? +

    Selon la tradition, Mahapajapati Gotami, tante et mère adoptive du Bouddha, fut la première bhikkhuni. Elle fut rejointe par cinq cents femmes du clan Sakya, qui constituèrent le premier ordre monastique féminin du bouddhisme. Cet événement est relaté dans le Cullavagga, une section du Vinaya Pitaka.

    Que signifient les prénoms féminins bouddhistes tibétains ? +

    Les prénoms tibétains féminins portent souvent des significations liées à des émotions positives (Gawa = joie, Denchen = santé et bonheur) ou à des figures divines (Bhasundara = déesse de la prospérité). Ils peuvent aussi être attribués par un lama, parfois en lien avec le jour de naissance ou avec des éléments astrologiques tibétains.

    Y a-t-il des femmes bouddhistes enseignantes reconnues en Occident ? +

    Oui. Pema Chödrön, enseignante dans la tradition Vajrayâna, est l'une des figures les plus connues en Europe et en Amérique du Nord. Dipa Ma, maîtresse Théravâda birmane décédée en 1989, a formé plusieurs enseignants majeurs de la méditation de pleine conscience en Occident. Sharon Salzberg, co-fondatrice de l'Insight Meditation Society, compte parmi ses héritières directes.